L’armée israélienne a mené de nouvelles frappes mardi dans le sud du Liban, où elle a appelé à l’évacuation d’une quarantaine de villages, malgré le cessez-le-feu.
Outre les frappes aériennes, Israël a annoncé étendre ses opérations terrestres contre le mouvement pro-iranien Hezbollah au-delà de la “ligne jaune” qu’elle a établie dans le sud du Liban à une dizaine de km de la frontière.
“Nous intensifions notre action au Liban” et “nous renforçons la zone de sécurité afin de protéger les localités du nord” d’Israël, a déclaré le Premier ministre Benjamin Netanyahu.
Des frappes ont fait au moins un mort et deux blessés parmi des secouristes affiliés au groupe Amal, allié du mouvement pro-iranien Hezbollah, à Srifa, selon le ministère de la Santé, ce qui porte à 120 le nombre de secouristes tués dans le conflit.
Dans la ville de Nabatiyé, un correspondant de l’AFP a fait état de plusieurs frappes après un appel à évacuer, et a pu voir de la fumée s’élever de plusieurs endroits.
Selon l’agence de presse officielle libanaise ANI, l’une d’elle a causé “d’importants dégâts” à un hôpital public.
“Vous devez évacuer vos maisons immédiatement et vous déplacer au nord de la rivière Zahrani”, avait indiqué dans la matinée sur X un porte-parole militaire israélien arabophone, Avichay Adraee, en s’adressant aux habitants.
Désertée par une grande partie de ses habitants depuis le début de la guerre entre Israël et le Hezbollah le 2 mars, Nabatiyé continue d’être pilonnée malgré la trêve entrée en vigueur le 17 avril.
D’autres localités du sud, notamment dans la région de Tyr, ont aussi été ciblées, selon l’ANI.
La veille, des ordres d’évacuation pour Tyr avaient provoqué la panique et un mouvement d’exode parmi les habitants encore présents dans la ville millénaire, d’après un correspondant de l’AFP.
L’armée israélienne a également émis mardi un ordre d’évacuation pour Machghara et Sohmor, deux localités dans l’est du Liban, où elle a en outre visé les environs du barrage de Qaraoun, selon l’ANI.
L’organisme chargé du barrage a appelé les autorités libanaises à faire pression sur la communauté internationale pour empêcher toute attaque aux “risques catastrophiques pour les habitants”.





