À l’occasion de la Journée mondiale d’action pour la santé des femmes, le ministère égyptien de la Santé et de la Population a mis en lumière l’ampleur des services médicaux fournis aux femmes à travers les initiatives présidentielles « 100 millions de vies », révélant que plus de 125 millions de prestations médicales ont été délivrées aux citoyennes dans l’ensemble des gouvernorats du pays.
Cette annonce s’inscrit dans une dynamique plus large de renforcement de la santé féminine, considérée par l’État égyptien comme un pilier essentiel de la stabilité familiale et du développement social. Les autorités sanitaires soulignent ainsi une approche fondée sur la prévention, le dépistage précoce et l’accompagnement médical des femmes à toutes les étapes de leur vie.
Le porte-parole du ministère de la Santé et de la Population, Hossam Abdel Ghaffar, a affirmé que les plus hautes autorités du pays accordent une attention particulière à la santé des femmes, mettant en avant la mise en œuvre d’un système intégré d’initiatives sanitaires combinant prévention, traitement, soutien psychologique et prise en charge globale.
Selon lui, la généralisation progressive du système d’assurance maladie universelle a également permis d’élargir l’accès aux soins, avec l’enregistrement de plus de deux millions de femmes dans les gouvernorats de la première phase de mise en œuvre. Cette dynamique repose sur un vaste réseau sanitaire comprenant plus de 5 500 établissements de soins primaires, 2 800 unités dites « amies des femmes » ainsi qu’environ 14 000 agentes rurales chargées de sensibilisation et d’accompagnement sanitaire.
De son côté, Mohamed Hassani, adjoint au ministre de la Santé chargé des initiatives de santé publique, a souligné l’amélioration notable des indicateurs de santé féminine entre 2018 et 2025. Parmi les progrès enregistrés figurent une baisse significative du taux de mortalité maternelle, passé de 52 à 17 décès pour 100 000 naissances vivantes, une couverture des soins prénataux atteignant 92 %, ainsi qu’une hausse des accouchements réalisés sous supervision médicale, désormais estimés à 97 %.
Les autorités relèvent également une progression du recours aux moyens de planification familiale, dont le taux d’utilisation a atteint 64 %, parallèlement à un recul marqué de la prévalence du virus de l’hépatite C, tombée à 0,38 %, reflet des campagnes massives de dépistage et de traitement engagées au cours des dernières années.
Pour sa part, Mona Khalifa, directrice générale de l’administration des initiatives sanitaires, a détaillé l’ampleur des prestations fournies : plus de 25 millions de femmes ont bénéficié d’un dépistage du virus de l’hépatite C, tandis que l’initiative de soutien à la santé des femmes a généré à elle seule quelque 68 millions de services médicaux. À cela s’ajoutent plus de 13 millions de prestations liées au dépistage précoce des maladies chroniques, sans compter les millions d’interventions réalisées dans le cadre de la santé maternelle et fœtale, des examens médicaux prénuptiaux et du dépistage précoce des cancers.
Ces résultats s’inscrivent dans la stratégie nationale pour la santé des femmes (2021-2030), dont l’objectif affiché est d’atteindre plus de 60 millions de femmes et de consolider les efforts nationaux en matière de développement durable et de couverture sanitaire universelle.





