Le gouvernement égyptien a adopté un nouveau règlement d’application de la loi relative à l’asile et au séjour des étrangers, établissant un cadre juridique destiné à organiser la situation des réfugiés et des demandeurs d’asile présents sur le territoire national.
Le Premier ministre, Dr Moustafa Madbouli, a souligné que ce dispositif vise à concilier les impératifs de sécurité nationale avec les engagements internationaux de l’Égypte et ses responsabilités humanitaires.
Le nouveau règlement définit une feuille de route pour la régularisation du statut des titulaires de cartes de réfugié délivrées par le Haut-Commissariat des Nations unies pour les réfugiés. Les cartes actuellement en vigueur demeureront valables jusqu’à leur date d’expiration ou jusqu’à la délivrance de nouveaux documents officiels par les autorités compétentes.
Le texte prévoit également une protection temporaire pour les détenteurs de documents expirés durant les six premiers mois suivant son entrée en vigueur, avec la possibilité d’une prolongation automatique de la période transitoire afin d’assurer une transition progressive vers le nouveau système.
Conformément au règlement, les réfugiés et les demandeurs d’asile devront présenter leurs documents et cartes à la Commission permanente compétente au moins un mois avant leur date d’expiration. Les titulaires de documents déjà expirés disposeront d’un délai de six mois à compter de l’entrée en vigueur de la décision pour régulariser leur situation.
Le Premier ministre est habilité à prolonger les périodes transitoires si nécessaire afin de garantir un transfert harmonieux des compétences et des procédures. La Commission permanente devra, pour sa part, recevoir du Haut-Commissariat des Nations unies pour les réfugiés l’ensemble des données relatives aux réfugiés et demandeurs d’asile dans un délai de six mois.
Selon diverses estimations citées dans les rapports officiels, l’Égypte accueille plus de neuf millions de réfugiés et de personnes déplacées, parmi lesquels environ quatre millions de Soudanais et près de 1,5 million de Syriens.





