Dans le cadre du volet économique de son déplacement au Japon, le Dr Badr Abdelatty, ministre égyptien des Affaires étrangères, de la Coopération internationale et de l’Émigration, s’est entretenu avec le président du groupe japonais Toyota Tsusho. Cette rencontre de haut niveau avait pour objectif de donner une nouvelle impulsion à la coopération économique et d’attirer davantage d’investissements nippons en Égypte.
Saluant le rôle de Toyota Tsusho en tant que partenaire stratégique du Caire dans plusieurs secteurs clés, le chef de la diplomatie égyptienne a exprimé le souhait de voir le groupe accentuer sa contribution au développement de l’industrie automobile et des manufactures japonaises sur le sol égyptien.
Une zone industrielle japonaise en projet au canal de Suez
Le ministre a particulièrement mis l’accent sur le projet de création d’une zone industrielle exclusivement japonaise au sein de la Zone économique du canal de Suez (SCZONE). Il a invité Toyota Tsusho à jouer un rôle de premier plan pour y attirer les entreprises nippones, favorisant ainsi le transfert de technologie et le partage d’expertises industrielles, tout en capitalisant sur les avantages compétitifs uniques qu’offre cette région stratégique.
Réaffirmant que la relocalisation et la production locale d’automobiles constituaient une priorité absolue pour le gouvernement égyptien, le Dr Abdelatty a exposé la panoplie d’incitations fiscales et logistiques mises en place par l’État. Il a ainsi appelé à renforcer le partenariat avec Toyota Motors, notamment dans la fabrication locale, les industries d’alimentation automobile et la création de chaînes d’approvisionnement régionales basées en Égypte.
Le virage vert et l’essor du secteur privé au cœur des réformes
Le ministre a profité de cette tribune pour détailler les réformes structurelles profondes qui ont transformé l’économie égyptienne ces dernières années, boostant sa compétitivité et accélérant sa transition écologique.
En conclusion, le Dr Abdelatty a mis en avant le lancement récent de la « Récit national pour le développement économique ». Cette feuille de route stratégique vise à autonomiser le secteur privé, à attirer les investissements directs étrangers (IDE) dans les infrastructures et les énergies renouvelables, et à dynamiser le programme de privatisations dans le cadre de la nouvelle politique de propriété de l’État.





