Metz, toujours placé mais jamais gagnant ces dernières saisons, a apporté à la France la première Ligue des champions féminine de handball de son histoire en battant en finale le double tenant du titre Györ (31-29), à Budapest, selon l’AFP.
Après avoir brisé le plafond de verre du dernier carré, en effaçant samedi contre le CSM Bucarest (32-27) quatre échecs aux portes de la finale, les Lorraines ont décroché les étoiles devant leur quelque 700 supporters, tout de jaune vêtus.
“Ça fait 60 ans que le club existe, et ça fait 60 ans qu’on attend ce moment”, leur avait lancé au micro, 45 minutes avant le coup d’envoi, Emmanuel Mayonnade, rajeunissant d’un an un club créé il y a 61 ans.
Ce succès récompense la pugnacité européenne de Metz: 38e campagne d’affilée (pour quatre demi-finales de C1, quatre de C2 et une finale de C3, avant cette année) depuis la première en 1989-1990, dans la foulée du premier des 27 titres de champion de France. Auxquels il convient d’ajouter 14 Coupes de France, ce qui est en fait l’un des clubs de l’Hexagone les plus titrés tous sports confondus.
“Metz est un club à part. Ai-je le droit de dire que c’est légitime que le plus grand club de handball français féminin soit le premier à gagner la Ligue des champions féminine ? Ce n’est peut-être pas offensant pour les autres”, a poursuivi Mayonnade, faisant part de son “sentiment du devoir accompli”.
C’est Olivier Krumbholz, enfant du coin, qui commence, en cette fin des années 1980, à garnir de trophées les armoires de ce qui s’appelle encore l’ASPTT Metz. Le futur sélectionneur emblématique de l’équipe de France féminine quittera le club en 1995, dix ans avant l’arrivée à la présidence de Thierry Weizman.
Appelé pour un simple intérim au chevet d’un club alors moribond, le médecin du sport le dirige toujours après l’avoir transformé, économiquement et sportivement, pour en faire l’une des meilleures cylindrées du continent et renforcer son statut de pépinière de joueuses françaises.





