La société britannique Polar Hydro a dévoilé de nouveaux développements concernant le projet Chabramant, situé dans le gouvernorat de Gizeh. Le plan d’exécution du projet vise à transformer la décharge historique de Chabramant en un complexe intégré de traitement et de recyclage des déchets, ainsi que de production de biocarburants, d’énergie propre et de matériaux industriels à valeur ajoutée.
Les investissements de la première phase oscilleront entre 800 et 860 millions de dollars, rapporte Khas Misr. Le projet repose sur un modèle d’investissement à long terme qui ne charge l’État d’aucun coût opérationnel ou financier pour le traitement des déchets.
De plus, le projet cible le traitement des accumulations de déchets ainsi que des nouveaux déchets générés quotidiennement, en utilisant des technologies de pointe pour produire du carburant alternatif, des intrants industriels et de l’énergie propre.
Cette avancée s’inscrit dans le cadre d’un projet plus vaste annoncé en janvier 2026, lorsque le gouvernement égyptien et Polar Hydro ont signé un accord de 4,2 milliards de dollars pour la mise en œuvre d’un projet intégré de gestion et de traitement des déchets solides à Chabramant.
Ce projet ambitionne de traiter au moins 5 000 tonnes de déchets par jour, de réhabiliter l’ancienne décharge de Chabramant (qui s’étend sur 714 feddans, soit environ 300 hectares) et de la transformer en une usine bio-avancée couplée à un parc public durable.
Les déchets convertis en produits d’exportation
Conformément à l’accord signé, le projet traitera environ 30 millions de tonnes de déchets accumulés grâce à des biotechnologies avancées.
L’objectif est de les transformer en produits à haute valeur ajoutée destinés à l’exportation, notamment :
Des biocarburants
Des engrais
Du graphite industriel
Le projet englobe également la gestion et l’exploitation des deux stations de transfert intermédiaire de Kerdassa et d’Al-Marrioutiya, au sein d’un système intégré de collecte, de transport et de traitement des déchets.
Élan pour l’économie verte
L’entreprise estime que le projet va générer environ 52 000 emplois directs et indirects. Il représente l’un des plus grands projets d’économie circulaire et de recyclage des déchets de la région. Le gouvernement le considère comme un pilier de sa stratégie de soutien à l’économie verte et d’attraction d’investissements combinant rentabilité économique, impact environnemental et innovation technologique.





