Après des mois d’incertitudes, l’Iran a bel et bien débuté lundi à Los Angeles sa Coupe du monde et ce, par un nul 2-2 contre la Nouvelle-Zélande dans un match marqué par la géopolitique et la bataille des symboles.
Toutes les équipes du groupe G comptent un point après le nul 1-1 entre la Belgique et l’Egypte plus tôt dans la journée.
La Team Melli aura finalement bel et bien foulé la pelouse du stade ultra-moderne de Los Angeles, aux Etats-Unis, pays coorganisateur du Mondial qui avait déclenché il y a trois mois et demi avec Israël un conflit qui a embrasé le Moyen-Orient.
Exilée à la dernière minute au Mexique, gênée par l’absence de visas américains pour une quinzaine de membres de l’encadrement, la sélection iranienne a fini par jouer au foot, mais elle est la “plus maltraitée” du Mondial selon son sélectionneur Amir Ghalenoei, qui veut toutefois séparer le ballon “de la politique”.
“Liberté”
Un avis peu partagé lundi par des membres de la diaspora de “Tehrangeles” qui ont manifesté contre la République islamique devant le stade, et les centaines de supporters qui ont exhibé dans l’enceinte le lion et le soleil, symboles du drapeau d’avant la révolution de 1979.
Des officiels iraniens avaient rappelé qu’il était de la responsabilité de la Fifa de s’assurer que le drapeau actuel soit le seul visible, et menacé d’arrêt de la rencontre dans le cas contraire.





