Avec plus de 3000 km de côtes bordant la mer Méditerranée et la mer Rouge, l’Egypte dispose d’un patrimoine balnéaire exceptionnel qui en fait l’une des principales destinations touristiques de la région. Chaque été, des millions de vacanciers affluent vers les stations balnéaires du pays, attirés par la beauté des plages, la douceur du climat et la diversité des paysages. Des villes historiques comme Alexandrie, Ras El-Bar ou Port-Saïd aux nouvelles stations de luxe du Littoral Nord et aux célèbres destinations de la mer Rouge, l’offre touristique égyptienne répond à tous les profils de visiteurs. Grâce à ses infrastructures modernes, à la richesse de son patrimoine naturel et à la qualité de ses services, l’Egypte confirme sa place parmi les destinations estivales les plus attractives du Moyen-Orient et de la Méditerranée.
Entre héritage balnéaire et nouvelles destinations de prestige
Par Névine Ahmed

Depuis plusieurs décennies, les habitudes de vacances des Egyptiens ont connu une profonde évolution. Autrefois, les familles privilégiaient les villes balnéaires traditionnelles situées sur la Méditerranée et la mer Rouge. Alexandrie représentait la destination estivale la plus célèbre du pays. Son climat agréable, ses plages publiques et son patrimoine historique attiraient des milliers de visiteurs chaque été. Les villes de Baltim, Ras El Bar, Port-Saïd et Damiette étaient également très appréciées. Ces stations offraient des vacances simples, conviviales et accessibles à toutes les catégories sociales. L’ambiance familiale constituait leur principal atout. Les activités se limitaient souvent aux baignades, aux promenades sur la corniche et aux soirées dans les cafés traditionnels. Les infrastructures touristiques étaient relativement modestes mais répondaient aux besoins de l’époque. Les vacanciers recherchaient avant tout, le repos et la proximité de la mer.

Aujourd’hui, le paysage touristique égyptien s’est considérablement transformé. Le Littoral Nord, est devenu l’une des destinations les plus prestigieuses du pays. Cette région connaît un développement spectaculaire grâce à de nombreux investissements immobiliers et touristiques. De nouvelles stations balnéaires modernes y ont vu le jour. Elles proposent des hôtels de luxe, des résidences haut de gamme et des plages aménagées. Les infrastructures répondent, à leur tour, aux standards internationaux. Les visiteurs bénéficient de nombreux services de qualité. Les restaurants, les centres commerciaux, les marinas et les espaces de loisirs attirent une clientèle variée. Les activités nautiques occupent aussi une place importante dans l’offre touristique. Ainsi, le tourisme de luxe y connaît-il une croissance remarquable.

Contrairement aux anciennes villes balnéaires, le Littoral Nord met l’accent sur l’innovation et le confort. L’architecture moderne s’intègre harmonieusement au paysage côtier. Les plages sont réputées pour leur sable blanc et leurs eaux turquoise. La région attire aussi bien les Egyptiens que les touristes étrangers. De nombreux festivals et événements culturels y sont organisés durant l’été. Les réseaux routiers facilitent désormais l’accès à cette région. Les nouvelles technologies participent également à l’amélioration de l’expérience touristique. Les services numériques permettent de réserver facilement les hébergements et les activités. Et cette évolution reflète les nouvelles attentes des vacanciers.


Malgré ces transformations, les villes balnéaires traditionnelles conservent un charme particulier. Elles demeurent attachées à leur histoire, à leur identité culturelle et à leurs traditions. Elles offrent une ambiance authentique que recherchent encore de nombreuses familles. Le coût des vacances y reste souvent plus abordable. Chaque destination possède ainsi ses propres avantages. Le Littoral Nord incarne le tourisme moderne et haut de gamme, alors que les anciennes stations représentent, quant à elles, le patrimoine touristique égyptien. L’avenir du tourisme en Egypte repose notamment sur la complémentarité entre ces deux modèles. Et c’est justement, cette diversité, qui renforce l’attractivité du pays auprès des visiteurs. Ainsi, l’Egypte continue-t-elle de valoriser son patrimoine tout en développant des destinations innovantes répondant aux exigences du tourisme contemporain.
Port-Saïd : La perle de la Méditerranée qui a changé de visage
Par Alia Aboul Ezz

Dans la mémoire des Égyptiens, rares sont les villes qui occupent une place aussi particulière que Port-Saïd. Plus qu’un simple point sur la carte, elle fait partie du patrimoine affectif collectif, associée aux souvenirs, aux récits et aux images transmis de génération en génération. Parmi ces villes emblématiques, Port-Saïd se distingue par une histoire unique. Née avec le creusement du canal de Suez, elle est rapidement devenue l’une des villes les plus prospères, cosmopolites et ouvertes sur le Moyen-Orient. Connue à l’échelle internationale comme la porte nord du canal de Suez et célébrée en Égypte pour son rôle héroïque dans la résistance nationale, Port-Saïd fut également, durant de longues décennies, l’une des stations balnéaires les plus prestigieuses du pays. Les familles fortunées, les hauts fonctionnaires, les artistes et les personnalités politiques s’y rendaient chaque été pour profiter d’un séjour paisible, loin de l’agitation du Caire et d’Alexandrie. La ville possédait une identité singulière : de taille modeste mais résolument internationale, elle associait l’architecture européenne à ses célèbres maisons en bois, tandis que les langues, les cultures et les traditions venues des quatre coins du monde se mêlaient au rythme des navires entrant au port. Ses rues impeccablement entretenues, ses jardins et ses plages paisibles donnaient aux visiteurs l’impression de se trouver dans une cité méditerranéenne rappelant davantage le sud de l’Europe que les villes traditionnelles de la région.

Une ville née avec le canal de Suez
Contrairement aux cités historiques de l’Égypte, Port-Saïd est officiellement née en 1859 avec le lancement des travaux du canal de Suez. Son emplacement fut soigneusement choisi à l’entrée nord du canal afin d’en faire une base logistique et un port stratégique pour ce chantier qui allait bouleverser le commerce mondial. En quelques années seulement, la ville connut une croissance spectaculaire. Des milliers d’ouvriers et d’ingénieurs européens rejoignirent les travailleurs égyptiens et arabes, donnant naissance à une population d’une diversité exceptionnelle. Français, Italiens, Grecs, Maltais et Arméniens vivaient aux côtés des Égyptiens, une coexistence qui marqua profondément l’architecture, la gastronomie, les cafés, les écoles et le mode de vie quotidien. C’est cette diversité qui conféra très tôt à Port-Saïd son caractère cosmopolite, la distinguant de la plupart des villes égyptiennes de l’époque.
Une ville bercée par la mer et l’air pur
Grâce à sa situation sur les rives de la Méditerranée, Port-Saïd bénéficiait d’un climat doux tout au long de l’année. Son ouverture sur la mer lui assurait également une humidité plus faible que celle de nombreuses autres villes côtières. Les brises marines rendaient les étés particulièrement agréables, attirant les familles en quête de repos et de fraîcheur. Les plages, encore peu fréquentées, étaient réputées pour leur calme, leur propreté et leur organisation. Les familles y passaient de longues journées sous des parasols en bois, face à une mer limpide.

Les débuts de l’âge d’or
À partir des années 1940 et surtout dans les années 1950, Port-Saïd s’imposa progressivement comme l’une des principales destinations balnéaires d’Égypte. Le réseau ferroviaire facilitait l’accès depuis Le Caire, faisant du voyage vers Port-Saïd un véritable rituel estival pour les familles aisées. Dès leur arrivée à la gare, les visiteurs étaient séduits par les larges avenues impeccables, les maisons aux balcons en bois et le parfum mêlé de la mer Méditerranée et du canal de Suez.
Pourquoi les élites choisissaient-elles Port-Saïd ?
Le succès de Port-Saïd auprès des classes aisées ne devait rien au hasard. La ville réunissait plusieurs atouts majeurs. Le premier était son calme : la circulation y était fluide, l’ambiance paisible et la criminalité extrêmement faible. Le second résidait dans la qualité de ses infrastructures. Hôtels élégants, restaurants spécialisés dans les produits de la mer, cafés offrant une vue imprenable sur le canal et la Méditerranée faisaient partie du quotidien. Enfin, ses marchés proposaient des produits européens difficiles à trouver ailleurs en Égypte, renforçant son image de ville ouverte sur le monde. Son patrimoine architectural constituait également un véritable joyau, notamment les immeubles de style européen ornés de leurs célèbres balcons en bois, devenus l’un des symboles de la ville.
La rue Tarh El-Bahr, cœur de la vie estivale
Chaque ville possède une artère emblématique. À Port-Saïd, ce rôle revenait incontestablement à la rue Tarh El-Bahr. Chaque soir, lorsque la chaleur retombait, les familles s’y retrouvaient pour flâner le long du front de mer. Cafés, restaurants, glaciers et pâtisseries animaient cette promenade devenue incontournable. Marcher sur la corniche faisait partie intégrante des vacances, les promenades se prolongeant souvent jusque tard dans la nuit dans une atmosphère élégante et sereine.
Le quartier Al-Charq, symbole du raffinement
Le quartier Al-Charq comptait parmi les secteurs les plus prestigieux de la ville. Ses rues larges et parfaitement entretenues étaient bordées de demeures de style européen. De nombreuses personnalités choisissaient d’y séjourner durant l’été. Le quartier accueillait également plusieurs consulats étrangers, des bâtiments administratifs et des hôtels de renom.
Le quartier Al-Arab, l’âme populaire de Port-Saïd
À l’opposé, le quartier Al-Arab conservait son caractère authentiquement populaire. Ses marchés regorgeaient d’activité, tandis que les poissonneries et les petits restaurants servaient les spécialités marines qui ont fait la réputation gastronomique de la ville. Les estivants y venaient pour acheter des souvenirs, déguster du poisson frais et découvrir le quotidien des habitants.
La plage, un lieu de rencontre pour tous
Bien que Port-Saïd fût prisée par les élites, ses plages restaient accessibles à tous. Riches et modestes partageaient le même sable et la même mer, loin du luxe ostentatoire qui caractérise aujourd’hui certaines stations balnéaires. Les enfants passaient leurs journées à nager et construire des châteaux de sable, tandis que les adultes profitaient de l’ombre des parasols jusqu’au coucher du soleil. Cette simplicité alliée à une véritable élégance est restée profondément ancrée dans la mémoire collective.

Une ville cosmopolite
Port-Saïd constituait un remarquable exemple de coexistence entre les cultures. Égyptiens, Grecs, Italiens, Français, Arméniens et Levantins vivaient côte à côte, influençant durablement la personnalité de la ville. Cette diversité se retrouvait dans la cuisine locale, où les traditions égyptiennes se mêlaient aux saveurs méditerranéennes. Boulangeries européennes, pâtisseries raffinées et cafés aux influences variées enrichissaient la vie quotidienne. La ville connaissait également un important essor culturel, avec des cinémas, des bibliothèques ainsi que des clubs sociaux et sportifs parmi les plus réputés d’Égypte.
Une ville qui vivait au rythme de l’été
À la tombée de la nuit, Port-Saïd révélait un tout autre visage. Les rues s’animaient, les cafés se remplissaient de familles, les promenades du front de mer devenaient le lieu de rendez-vous de toute la ville. La musique s’échappait des hôtels et des casinos, tandis que les pêcheurs poursuivaient leur travail dans le port. Les lumières des navires se mêlaient à celles de la ville, offrant un spectacle resté gravé dans la mémoire de ceux qui ont connu cette époque. Ainsi débuta l’âge d’or de Port-Saïd, une ville où se rejoignaient la mer, le commerce, la culture et l’élégance, attirant chaque été des milliers de visiteurs séduits par une Égypte plus paisible, plus ouverte et d’une rare beauté. Mais cette période faste ne devait pas durer. La crise de Suez de 1956, suivie des guerres d’usure et d’Octobre, puis l’évacuation de la population, bouleversèrent profondément le destin de la ville. Commencèrent alors une longue période de reconstruction, puis sa transformation en zone franche, des évolutions qui allaient modifier durablement son identité économique et sociale.

L’âge d’or de Port-Saïd : lorsque la ville était la destination privilégiée de l’élite
Port-Saïd atteignit son apogée dans les années 1950 et 1960. Malgré les bouleversements provoqués plus tard par les conflits, cette époque demeure gravée dans les mémoires. La ville incarnait alors un équilibre rare entre le raffinement européen et la chaleur égyptienne, entre le dynamisme commercial et une vie sociale paisible. L’arrivée de l’été marquait l’ouverture de la saison touristique. Les hôtels se préparaient à accueillir les vacanciers tandis que les appartements meublés se remplissaient de familles venues du Caire, du Delta et des villes du canal. Un séjour à Port-Saïd était une véritable expérience : baignade matinale, déjeuner autour de poissons fraîchement pêchés, promenade dans les marchés, puis longue balade sur la corniche jusqu’au cœur de la nuit.
La plage d’Al-Gamil, le joyau de Port-Saïd
Impossible d’évoquer les vacances à Port-Saïd sans parler de la plage d’Al-Gamil, la plus célèbre de la ville pendant plusieurs décennies. Réputée pour son sable fin, ses eaux limpides et ses vastes espaces, elle échappait à la surpopulation que connaissaient d’autres plages égyptiennes. Les familles y arrivaient dès les premières heures de la journée avec leurs parasols et leurs repas, passant des heures entre baignades et jeux de plage. Plus qu’un simple lieu de détente, Al-Gamil était un véritable espace de rencontre où naissaient des amitiés durables. Au coucher du soleil, de nombreux visiteurs restaient admirer l’horizon, lorsque le bleu de la Méditerranée semblait se fondre avec celui du ciel.
La corniche de Tarh El-Bahr, théâtre de la vie quotidienne
La corniche de Tarh El-Bahr était le véritable centre de la vie estivale. À partir de la fin de l’après-midi, les familles s’y promenaient tandis que les enfants circulaient à vélo ou jouaient sur les trottoirs. Les cafés proposaient boissons fraîches, café et pâtisseries, permettant aux clients d’observer le passage des navires entrant dans le canal de Suez, un spectacle unique en Égypte. L’élégance faisait également partie du décor : les hommes portaient des tenues estivales soignées, tandis que les femmes suivaient les tendances de la mode européenne, renforçant le caractère sophistiqué de la ville.
Les hôtels, symbole d’un accueil prestigieux
À cette époque, Port-Saïd comptait plusieurs établissements parmi les plus réputés du pays. Ils accueillaient responsables politiques, artistes, hommes d’affaires et visiteurs étrangers liés au trafic maritime du canal de Suez. Offrant des vues imprenables sur la mer ou sur le canal, ces hôtels étaient réputés pour leurs restaurants spécialisés dans les fruits de mer ainsi que pour leurs soirées musicales et leurs animations estivales. Séjourner dans l’un de ces établissements constituait alors un véritable signe de distinction sociale.
Les restaurants, les saveurs de la Méditerranée
Port-Saïd a toujours été indissociable de la gastronomie marine. Chaque matin, les pêcheurs rapportaient poissons, crevettes, daurades, bars et mulets, aussitôt servis dans les restaurants de la ville. Les poissons grillés, les tajines de fruits de mer et le riz « sayadiya » sont ainsi devenus des spécialités emblématiques, participant pleinement à l’identité culinaire de Port-Saïd.
Alexandrie, la sirène de la Méditerranée, station balnéaire la plus célèbre d’Egypte
Par Soha Gaafar
Les plages d’Alexandrie comptent parmi les plus célèbres d’Égypte, notamment grâce à leur riche histoire et aux souvenirs qu’elles évoquent. Elles attirent de nombreux vacanciers venus passer d’agréables vacances d’été. Alexandrie est considérée comme la première station balnéaire d’Égypte et attire chaque année près de 5 millions de touristes et de visiteurs venus de tout le pays.
Cette année, Alexandrie pourrait bien briller de mille feux, notamment grâce à la mise en œuvre de plusieurs grands projets d’aménagement qui ont influencé le développement de certaines plages, en particulier celles du secteur oriental. Dans les lignes qui suivent, nous allons passer en revue une carte des plages d’Alexandrie, avec toute l’histoire et les souvenirs qui
restent gravés dans nos mémoires.

Plages d’Al-Mandara
Les plages de Mandara sont situées à proximité des jardins de Montazah, à l’extrémité de la corniche, juste avant les quartiers de
Montazah et Maamoura. La zone des plages de Mandara a fait l’objet d’importants travaux d’aménagement dans le cadre du projet d’extension de la corniche. Les plages ont rouvert leurs portes l’année dernière, et les travaux ont notamment consisté à élargir la corniche et à construire de nouvelles portes d’accès. La zone a été divisée en trois plages : la plage touristique de Mandara, la plage de Waili et la plage publique de Mandara. La plage de Mandara est apparue dans plusieurs films anciens, dont le plus célèbre est sans doute « Traces sur le sable » avec Emad Hamdi, sorti en 1953. Le film comprenait des scènes tournées sur la plage de Mandara et au moulin de Mandara, situé à proximité. Le moulin de Mandara existe toujours, séparé de la plage par la corniche, et est considéré comme un site archéologique d’Alexandrie.

Stanley et ses Cabanes
Les cabanes Stanley à Alexandrie constituent l’un des plus beaux sites touristiques de la côte méditerranéenne, à proximité du quartier de Saba Pasha. Elles se distinguent par leur plage réputée et leurs cabanes en terrasse, dont certaines datent de plus d’un siècle. Stanley Beach comprend 430 cabanes semi-circulaires disposées autour de la plage et disponibles à la location pour les vacanciers. Ces cabanes sont situées juste en face du pont Stanley, construit dans un style architectural italien inspiré du palais de Montazah. L’idée de ces cabanes remonte à 1932, remplaçant les anciens chalets en bois regroupés. Face à la popularité croissante de la plage, la municipalité d’Alexandrie a construit des cabanes supplémentaires sur trois niveaux, qui ont ensuite évolué pour devenir les cabanes que nous connaissons aujourd’hui. Stanley Beach bénéficie d’un emplacement charmant sur la plage du même nom, surplombant la baie et le pont Stanley. Les cabanes ont fait l’objet d’une rénovation et d’une restauration complètes en 2017, leur conférant une esthétique agréable et un éclairage nocturne du plus bel effet.

Les plages de Bahari Bahari
C’est l’un des quartiers les plus populaires d’Alexandrie, et il abrite un ensemble de plages et de sites archéologiques, dont le plus célèbre est la citadelle de Qaitbay. C’est une région populaire, ancienne et célèbre qui est apparue dans de nombreux films anciens, et l’artiste Huda Sultan l’a chantée dans la chanson “From Bahri and we love it”. Le quartier de Bahari compte plusieurs plages, dont la plage gratuite « Heroes of Challenge », la seule plage gratuite d’Alexandrie et réservée aux personnes en situation de handicap. On y trouve également des plages avec services sur demande, comme les plages Sayed Darwish et Nabil El Shazly, ainsi qu’une plage particulière : la plage Ras El Tin Est.
Le quartier de Bahari est également réputé pour ses promenades en calèche dans la vieille ville, de la Citadelle au café Farouk, ainsi que pour le tourisme nautique. La location de petites embarcations, pouvant accueillir une ou deux personnes, s’est développée dans le quartier de Bahari et de la Citadelle. La location de bateaux de plaisance pouvant accueillir plus de 10 personnes est également très répandue, de même que celle de grands yachts, d’autant plus que le quartier de Bahri et de la Citadelle est célèbre pour son port de plaisance. Elle est également célèbre pour ses chantiers navals, un ensemble d’ateliers installés sur le sable de la plage où sont fabriqués et entretenus les navires, ainsi que pour ses nombreux restaurants de
poissons et de desserts.

Le Beaurivage
Il est le plus séduisant, charmant et éblouissant après le projet du pont 45, rivalisant de beauté avec Stanley. Le groupe de plages de Beaurivage est le plus prisé d’Alexandrie, notamment depuis l’achèvement des travaux d’aménagement du pont 45 et de la promenade touristique, dont l’architecture rivalise avec celle du pont Stanley. Ce groupe se compose de plages touristiques et de plages plus atypiques. Grâce à ses brise-lames et à sa situation privilégiée à Asafra, au cœur de la partie est de la ville, il offre
des eaux calmes.
L’Administration centrale du tourisme et des stations balnéaires d’Alexandrie a annoncé le classement des plages pour cette année, selon les critères suivants : Les plages étaient divisées en plages gratuites, où l’entrée est
gratuite et qui comprennent un parasol et une chaise, comme la plage Heroes of Challenge à Al-Gomrok ; et en plages publiques avec un droit d’entrée de 5 livres égyptiennes par personne, comprenant une chaise et un parasol (maximum 4 personnes), comme la plage publique de Gleem à l’est, la plage publique de Honeymoon à Agami et la plage publique d’Hanoville à Agami. Il existe également des plages « avec service sur demande », moyennant un droit d’entrée de 10 livres égyptiennes par personne, comprenant une chaise et un parasol (maximum 4 personnes).


La plage d’Al-Maamoura
La plage de Maamoura se situe à l’extrême est d’Alexandrie, à proximité des jardins de Montazah. Maamoura a ouvert ses portes sous sa forme moderne en 1960 et fut une destination prisée par de nombreuses stars de l’âge d’or artistique, parmi lesquelles Abdel Halim Hafez, Sabah, Tahia Carioca et Farid Shawqi, qui possédaient des chalets à Maamoura avant la création des villages de la côte nord qui attirent aujourd’hui de nombreux visiteurs. Mais Al Maamoura conserve une beauté et un charme particuliers,
notamment grâce à l’aménagement de sa promenade et de sa corniche, ainsi qu’à la création de plusieurs plages privées. Quant à la région d’Al-Maamoura, elle attire de nombreux expatriés et visiteurs grâce à ses plages privées, son grand nombre de restaurants et de cafés, ainsi qu’à l’organisation de quelques soirées festives durant la saison estivale. Al-Maamoura abrite également un parc d’attractions, le plus grand d’Alexandrie, qui attire de nombreuses personnes.
Les plages d’Agami
Elles occupent une place de choix dans le cœur des Égyptiens. Nombreux sont ceux qui conservent encore aujourd’hui le souvenir de cette station balnéaire emblématique, notamment des années 1970 et 1990, marquées par les concerts qui y étaient organisés. Parmi eux, les plus célèbres furent ceux d’Amr Diab sur la plage de Bianki, véritable âge d’or des plages d’Agami. À cette époque, la côte nord du pays n’était pas encore développée et les villages qui la composent aujourd’hui n’existaient pas encore. La station balnéaire s’arrêtait alors aux limites d’Agami. Durant cette période, le quartier le plus réputé d’Agami était « Bianchi », ainsi nommé en hommage à l’ingénieur italien Vivian Bianchi, fasciné par ce lieu enchanteur. Il y fit construire six villas, louées aux touristes et aux étrangers. À son apogée, « Bianchi » accueillit les plus grands artistes d’Égypte et organisa de somptueuses fêtes qui rivalisaient aujourd’hui avec celles de la Côte Nord. Les plages du secteur ouest d’Alexandrie se caractérisent par la
pureté et la clarté de l’eau de mer, contrairement aux plages du secteur est, où l’on admire le bleu profond de la mer et le sable
blanc et fin qui confèrent un charme et une beauté particuliers aux plages de tout le secteur ouest, dont les plus célèbres sont les plages d’Hanoville, de Honeymoon, d’Abu Talat, de Palm et de Peace.

L’impressionnante plage d’Aboukir
Par Nermine Khattab

Aboukir est un quartier d’Alexandrie situé sur la côte méditerranéenne.
Il est connu pour son importance historique et ses attractions qui attirent les touristes visitant l’ancienne ville d’Alexandrie.
Aboukir est lié à plusieurs événements majeurs de l’histoire égyptienne et mondiale. La bataille d’Aboukir, également connue sous le nom de bataille du Nil, s’est déroulée ici en 1798 entre les forces françaises et britanniques. Elle a marqué un tournant décisif dans les guerres napoléoniennes et a conduit à la défaite de l’armée de Napoléon Bonaparte, ce qui a finalement entraîné la fin de l’occupation française de l’Égypte.
La ville se situe sur la rive orientale de la baie d’Aboukir, un port naturel spectaculaire offrant une vue pittoresque sur la mer Méditerranée.
Au fil des siècles, la baie a joué un rôle important dans le commerce maritime et l’histoire de la navigation. Pour les passionnés d’histoire navale, le musée naval d’Aboukir est un incontournable parmi les attractions d’Alexandrie. Le musée est situé dans la citadelle de Qaitbay et présente une collection d’objets, de maquettes et de panneaux explicatifs mettant en valeur le patrimoine maritime de l’Égypte.
Ici, les visiteurs peuvent en apprendre davantage sur la bataille d’Aboukir, les techniques de construction navale antiques et la tradition maritime égyptienne à travers l’histoire.
Aboukir offre également plusieurs belles plages de sable le long de la côte méditerranéenne. Les visiteurs peuvent s’y détendre, profiter du soleil et pratiquer diverses activités nautiques telles que la baignade, le snorkeling et la plongée. L’eau cristalline et le climat agréable en font une destination idéale pour les amateurs de plage.
Aboukir propose un mélange unique d’importance historique, de beauté naturelle et d’attractions culturelles que vous pourrez apprécier lors de votre visite touristique d’Alexandrie.
Son lien avec des événements historiques majeurs, le charme de son littoral et ses sites remarquables font d’Aboukir une destination attrayante pour les touristes visitant Alexandrie, en Égypte.


Marsa Matrouh, l’évasion au naturel

Par Hanaa Khachaba
Envie de prendre le large ? Mais pas n’importe où… Direction une mer aux eaux cristallines, où le sable fin et doré scintille sous le soleil et invite à la détente. Un décor de carte postale, propice à l’évasion, au farniente et aux souvenirs inoubliables. Destination : Marsa Matrouh.
Depuis des décennies, Marsa Matrouh occupe une place à part dans le cœur des vacanciers égyptiens. Bien avant que les stations balnéaires ultramodernes de la côte nord ne redessinent le paysage estival, cette ville du nord-ouest de l’Égypte incarnait déjà les vacances familiales par excellence. Chaque été, des milliers de familles prennent la route pour retrouver ses plages emblématiques, son ambiance paisible et son authenticité préservée.
Ici, la Méditerranée dévoile l’un de ses plus beaux visages. Les nuances de bleu se succèdent à l’infini, passant du turquoise au bleu profond, tandis que les vagues viennent doucement caresser un sable d’une finesse remarquable. Les célèbres plages d’Agiba, de Cléopâtre, d’Al-Obayed ou encore de Rommel offrent des panoramas qui n’ont rien à envier aux destinations les plus réputées du bassin méditerranéen.

Mais Marsa Matrouh ne se résume pas à son littoral. Son véritable charme réside dans cette identité bédouine qui continue de façonner son quotidien. Les tribus de la région perpétuent des traditions séculaires faites d’hospitalité, de solidarité et d’un profond attachement au désert. Les marchés locaux regorgent encore de tapis tissés à la main, de dattes, d’olives, d’herbes aromatiques et de produits artisanaux qui racontent l’histoire d’un territoire longtemps resté à l’écart de l’effervescence urbaine.
À la tombée de la nuit, la corniche retrouve son animation caractéristique. Les familles se promènent le long du front de mer, les enfants dégustent une glace, les cafés se remplissent progressivement et les restaurants servent les poissons fraîchement pêchés. L’atmosphère demeure simple, conviviale et profondément égyptienne. Ici, le luxe ne se mesure pas au nombre d’étoiles d’un hôtel, mais au plaisir de partager un repas face à la mer ou d’assister à un coucher de soleil dont les habitants ne semblent jamais se lasser.
Au fil des années, pourtant, Marsa Matrouh évolue. Les infrastructures routières se sont améliorées, de nouveaux hôtels et villages touristiques ont vu le jour, tandis que les services se modernisent progressivement pour répondre à une fréquentation toujours plus importante. Les projets de développement s’inscrivent dans une volonté de dynamiser la région sans rompre avec son identité historique.
Cette modernisation reste cependant mesurée. Contrairement à d’autres destinations de la côte méditerranéenne, où les gratte-ciel et les complexes immobiliers ont profondément transformé le paysage, Marsa Matrouh semble avancer avec prudence. La ville conserve un rythme plus lent, presque contemplatif, comme si elle refusait de sacrifier son âme au profit d’une urbanisation effrénée.
C’est précisément cet équilibre qui séduit tant de visiteurs. D’un côté, les vacanciers retrouvent les commodités indispensables à un séjour confortable ; de l’autre, ils découvrent une ville qui continue de vivre au rythme de ses habitants, de ses pêcheurs et de ses traditions. Cette cohabitation entre authenticité et modernité confère à Marsa Matrouh un caractère unique sur la côte nord égyptienne.
Pour beaucoup d’Égyptiens, revenir à Marsa Matrouh relève presque du rituel. Les souvenirs d’enfance s’y mêlent aux vacances en famille, créant un attachement qui traverse les générations. Les grands-parents racontent leurs premiers étés passés sur ces plages, les parents transmettent cette tradition à leurs enfants, et chacun retrouve, année après année, un lieu où le temps semble suspendu.
À l’heure où de nombreuses destinations misent sur le spectaculaire, Marsa Matrouh fait un pari différent : celui de l’authenticité. Une authenticité qui ne renonce pas au progrès, mais qui choisit de l’apprivoiser avec discrétion. C’est sans doute là que réside tout son charme : dans cette rencontre harmonieuse entre la culture bédouine, les paysages méditerranéens et une modernité qui s’installe, lentement mais sûrement, sans effacer l’âme d’une ville devenue, au fil du temps, l’une des destinations estivales les plus chères au cœur des Égyptiens.

Entre Nil et Méditerranée : Voyage au cœur des stations balnéaires du delta
Par Marwa Mourad
Avec leurs longues plages de sable fin, leur atmosphère paisible et leur riche histoire, Ras El Bar, Baltime et Gamassa figurent parmi les stations balnéaires les plus emblématiques du nord de l’Égypte. Depuis des décennies, elles accueillent chaque été des milliers de vacanciers venus profiter de la mer Méditerranée, dans une ambiance familiale qui fait leur renommée.
Au-delà de leurs différences, Ras El Bar, Baltime et Gamassa incarnent un même esprit : celui d’un tourisme balnéaire accessible, convivial et profondément ancré dans la mémoire collective des Égyptiens. Chaque été, ces stations continuent d’offrir aux visiteurs une expérience où la simplicité, la nature et la convivialité restent les véritables richesses des vacances.
Ras El Bar
À Ras El Bar, dans le gouvernorat de Damiette, le spectacle est unique : c’est ici que le Nil rejoint la Méditerranée au célèbre site d’Al-Lissan. Considérée comme l’une des plus anciennes stations balnéaires d’Égypte, la ville a su préserver son identité tout en se modernisant. Son front de mer, ses promenades, ses marchés et ses restaurants de poissons en font une destination incontournable pour les familles.

Baltime
Plus à l’ouest, Baltime, dans le gouvernorat de Kafr El-Cheikh, séduit par ses plages étendues, son air pur et sa proximité avec le lac Burullus. Appréciée pour son calme et son cadre naturel, elle attire les visiteurs en quête de détente loin de l’agitation des grandes stations touristiques. Son développement au fil des années n’a pas altéré son caractère authentique ni son accessibilité.

Gamassa
Enfin, Gamassa, dans le gouvernorat de Dakahlia, est devenue depuis les années 1960 l’une des destinations estivales les plus populaires auprès des familles égyptiennes. Grâce à ses vastes plages, à ses tarifs abordables et à sa situation géographique privilégiée, elle demeure un symbole du tourisme intérieur en Égypte et un lieu chargé de souvenirs pour plusieurs générations.






