Les cours du pétrole ont légèrement reculé, lundi, après la décision de l’OPEP et de ses partenaires, réunis au sein de l’alliance OPEP+, d’augmenter leurs objectifs de production à compter du mois d’août. Cette décision intervient alors que les exportations de brut via le détroit d’Ormuz reprennent progressivement, laissant entrevoir une hausse de l’offre mondiale.
Le contrat à terme sur le Brent a cédé 34 cents, soit 0,47 %, pour s’établir à 71,78 dollars le baril, après avoir progressé de 0,45 % lors de la séance de vendredi.
Le brut américain West Texas Intermediate (WTI) a, de son côté, perdu 20 cents, soit 0,29 %, à 68,49 dollars le baril. Aucune clôture officielle n’a toutefois été enregistrée vendredi, les marchés américains étant fermés à la veille de la fête nationale des États-Unis.
Les prix du pétrole sont demeurés globalement stables au cours de la semaine écoulée, après plusieurs semaines de baisse. Les investisseurs continuent de suivre avec attention l’évolution des relations entre les États-Unis et l’Iran, la situation de la navigation dans le détroit d’Ormuz ainsi que le rythme de reprise des exportations de pétrole des pays du Golfe.
Le chef analyste des marchés de la société KCM Trade, Tim Waterer, a indiqué que les opérateurs faisaient preuve de prudence au lendemain du week-end prolongé aux États-Unis, dans l’attente d’une clarification de l’évolution des relations entre Washington et Téhéran, qu’il s’agisse d’une désescalade ou d’un regain de tensions.
L’alliance OPEP+, qui regroupe les pays membres de l’OPEP et leurs partenaires emmenés par la Russie, est convenue dimanche d’augmenter ses objectifs de production de 188 000 barils par jour à partir du mois d’août, après des relèvements similaires décidés pour les mois de juin et de juillet.
Ces augmentations sont toutefois restées largement théoriques en raison du conflit opposant les États-Unis, Israël et l’Iran. La fermeture du détroit d’Ormuz aux pétroliers de plusieurs grands producteurs de l’OPEP, notamment l’Arabie saoudite, le Koweït et l’Irak, a limité leur capacité à accroître effectivement leur production.





