Le Commandement central américain (CENTCOM) a annoncé avoir mené une sixième vague de frappes aériennes en profondeur sur le territoire iranien, visant des dizaines de sites militaires, de systèmes de défense aérienne, d’infrastructures logistiques et de postes de surveillance côtière.
Selon un responsable américain cité par le Wall Street Journal, plusieurs ponts stratégiques ont été pris pour cible afin de couper les voies de ravitaillement menant à Bandar Abbas et au détroit d’Ormuz. Les frappes ont également visé l’aéroport d’Iranshahr ainsi que des infrastructures ferroviaires.
L’Iran a fait état de morts et de blessés et a confirmé que cinq ponts situés dans la province d’Hormozgan avaient été touchés. Téhéran a également annoncé la destruction complète de la tour de surveillance maritime de Chabahar et des coupures de courant dans plusieurs secteurs de Bandar Abbas.
Parmi les ouvrages visés figurent le pont de Griveh, le pont de Latidan, deux ponts situés entre Kahourestan et Lar, le pont du village de Marou, dans la ville de Khamir, ainsi qu’un pont encore en construction sur l’axe de Bandar Khamir.
Le Qatar a annoncé avoir intercepté une attaque de missiles iraniens au-dessus de Doha, dont les débris ont blessé un enfant. De son côté, la Jordanie a indiqué avoir intercepté trois missiles balistiques iraniens.
Le CENTCOM a également diffusé des images montrant un débarquement maritime au cours duquel des Marines américains ont abordé et inspecté un pétrolier battant pavillon iranien dans le golfe d’Oman, dans le cadre des mesures destinées à imposer un « blocus maritime » des ports iraniens.
La Maison Blanche a justifié ces frappes en affirmant qu’elles répondaient à une violation, par Téhéran, d’accords antérieurs prévoyant la non-attaque des navires commerciaux dans le détroit d’Ormuz. L’Iran a, pour sa part, averti que toute attaque contre ses infrastructures entraînerait des représailles visant les infrastructures des pays du Golfe.





