L’Égypte se prépare, au cours de l’automne 2026, à inaugurer la première phase du premier complexe industriel intégré de production de dérivés plasmatiques en Afrique et au Moyen-Orient.
Situé au cœur de la Cité Médicale dans la Nouvelle Capitale Administrative, ce projet représente un investissement total porté à 460 millions d’euros, suite à l’annonce par la société espagnole Grifols d’un soulèvement d’investissements supplémentaires de 180 millions d’euros dans le cadre d’un plan d’expansion s’étendant jusqu’en 2029.
Ce projet constitue, selon Khas Misr, l’une des plus grandes initiatives de localisation des industries biopharmaceutiques de l’histoire de l’Égypte. Il fait passer le pays d’une dépendance quasi totale vis-à-vis des importations de dérivés plasmatiques à une fabrication locale, avec pour objectif d’atteindre l’autosuffisance, puis de transformer l’Égypte en un hub régional pour l’exportation de ces médicaments vers l’Afrique et le Moyen-Orient, jusqu’à atteindre les marchés européens.
L’industrie des dérivés plasmatiques est considérée comme l’une des industries pharmaceutiques les plus complexes au monde. Seul un nombre très restreint de pays la maîtrise, en raison des investissements massifs qu’elle exige, des technologies de haute précision requises, de la nécessité de réseaux nationaux de collecte de plasma, ainsi que des systèmes de contrôle stricts et des homologations internationales complexes.
Par conséquent, l’entrée de l’Égypte dans ce domaine constitue un tournant stratégique dans le secteur biopharmaceutique et la place parmi les nations capables de maîtriser le cycle de production complet de l’une des industries médicales les plus vitales à l’échelle mondiale.
Le premier complexe intégré de dérivés plasmatiques
Le projet est réalisé par l’intermédiaire de Grifols Egypt for Plasma Derivatives (GEPD), une coentreprise entre le gouvernement égyptien — représenté par le National Service Projects Organization (NSPO) — et la société espagnole Grifols, l’un des leaders mondiaux spécialisés dans les dérivés plasmatiques, forte d’une expertise de plus d’un siècle et présente dans plus de 100 pays.
Le complexe s’étend sur une superficie d’environ 105 000 mètres carrés au sein de la Cité Médicale de la Nouvelle Capitale Administrative. Il comprend 3 usines :
Une usine de fractionnement du plasma
Une usine de purification des protéines
Une usine de remplissage et d’emballage pharmaceutique
Il abrite également le premier laboratoire entièrement automatisé d’analyse du plasma au Moyen-Orient et en Afrique, en plus d’un centre logistique intégré et de entrepôts modernes dédiés au plasma et aux produits finis.
C’est pourquoi ce projet ne se définit pas simplement comme une usine, mais comme un complexe industriel totalement intégré, réunissant pour la première fois l’ensemble des étapes de cette industrie sur un même site.





