Le ministre des Affaires étrangères, de la Coopération internationale et des Égyptiens de l’étranger, Dr Badr Abdel-Aati a reçu ce mardi Stephen Doughty, ministre d’État britannique pour le Moyen-Orient, dans le cadre de sa visite en Égypte.
Les deux ministres ont discuté des moyens de renforcer les relations bilatérales, ainsi que des évolutions régionales et internationales d’intérêt commun.
Abdel-Aati a débuté la rencontre en félicitant le ministre britannique pour sa prise de fonctions, soulignant l’importance de poursuivre le renforcement de la concertation et de la coordination entre les deux pays au cours de la période à venir, tant sur le plan des relations bilatérales que sur les diverses questions régionales et internationales d’intérêt commun.
Le chef de la diplomatie économique a exprimé son souhait de continuer à consolider les relations économiques, commerciales et d’investissement entre les deux pays, en s’appuyant sur la dynamique que connaissent les relations bilatérales dans divers domaines, notamment après la tenue de la troisième session du Conseil d’association égypto-britannique en juin dernier, et en poursuivant le suivi de la mise en œuvre de l’accord d’association.
Abdel-Aati a également insisté sur l’importance de favoriser l’accès des exportations égyptiennes au marché britannique afin d’accroître le volume des échanges commerciaux et d’encourager davantage d’investissements directs britanniques sur le marché égyptien, au bénéfice des intérêts communs des deux pays.
Sur le plan des questions régionales, les deux parties ont examiné l’évolution de la situation dans la bande de Gaza et en Cisjordanie.
Les deux ministres ont condamné les récentes déclarations du ministre israélien de la Sécurité nationale, Itamar Ben Gvir, qui appelaient au meurtre quotidien de dizaines de Palestiniens dans la bande de Gaza, à l’encouragement du déplacement des Palestiniens de la bande de Gaza et à la construction de colonies israéliennes.
D’ailleurs, Abdel-Aati a affirmé que ces déclarations incendiaires et condamnables contredisent totalement les principes du droit international et les valeurs humaines, attisent les tensions et sapent les efforts visant à instaurer la paix et la stabilité dans la région.
Dans ce contexte, Abdel-Aati a réaffirmé le soutien de l’Égypte au plan de paix du président américain Donald Trump et à la résolution 2803 du Conseil de sécurité.
Abordant également la situation en Cisjordanie, il a rejeté catégoriquement les politiques d’expansion coloniale israéliennes, l’escalade de la violence des colonisation et la confiscation des terres. Il a souligné la nécessité d’adopter une position internationale ferme contre ces pratiques illégales pour éviter une aggravation de la situation, tout en insistant sur l’importance de soutenir l’Autorité palestinienne.
La rencontre a également porté sur les développements liés à l’Iran, où le ministre des AE a rappelé l’importance de privilégier la voie diplomatique, de renforcer le dialogue, de poursuivre les efforts de médiation et d’éviter l’escalade militaire.
Abdel-Aati a insisté sur la nécessité de garantir la sécurité et la liberté de la navigation internationale conformément aux règles du droit international, compte tenu des graves répercussions des tensions actuelles sur la sécurité énergétique, les chaînes d’approvisionnement et le commerce mondial.
Concernant le Soudan, Abdel-Aati a exposé les principes fondamentaux de la position égyptienne, réaffirmant le soutien de l’Égypte à l’unité du Soudan, à son intégrité territoriale et à ses institutions nationales, ainsi que la nécessité de parvenir à un règlement politique préservant les intérêts du peuple soudanais, tout en poursuivant les efforts et la coordination avec les partenaires régionaux et internationaux pour contenir la crise et soulager les souffrances de la population.
À l’issue de la rencontre, les deux ministres ont assisté à la signature d’une déclaration d’intention entre l’Égypte et le Royaume-Uni concernant la migration.
Le ministre a exprimé son espoir que cet accord constitue une nouvelle étape dans le renforcement de la coopération entre les deux pays dans ce domaine, soulignant que la lutte contre la migration illégale nécessite une approche globale combinant la lutte contre les réseaux criminels et la traite des êtres humains, le traitement des causes profondes du phénomène par le soutien au développement et la création d’emplois, ainsi que la promotion des voies de migration régulière.





