
Dans le cadre des travaux de conservation menés par le Musée égyptien de Tahrir pour préserver sa collection archéologique, l’équipe de restauration a achevé la restauration et la conservation d’une stèle en basalte noir du roi Ramsès II, datant du Nouvel Empire et exposée au musée depuis plus d’un siècle.
Dr Hisham El-Leithy, secrétaire général du Conseil suprême des Antiquités, a expliqué que ces travaux de restauration s’inscrivent dans un projet de repenser la scénographie du musée et de replacer ses artefacts dans leur contexte historique, culturel et religieux, conformément aux méthodes muséales modernes.
Il a ajouté que la stèle mesure 240 cm de long et 110 cm de large, et qu’elle avait été découverte en deux fragments distincts, qui avaient déjà fait l’objet d’un assemblage et d’une restauration.
Dr Ali Abdel Halim, directeur général du Musée égyptien de Tahrir, a indiqué que, dans le cadre de la restauration de la stèle afin de l’intégrer à la nouvelle scénographie, celle-ci a été déplacée à son emplacement actuel, entre deux stèles du roi Ramsès II. Les anciens matériaux de restauration et la planche de bois qui l’entouraient lors des précédents travaux ont été retirés, les joints entre ses sections ont été réparés et la stèle est désormais exposée librement, bénéficiant d’un éclairage panoramique adapté mettant en valeur ses détails.
Le directeur général du musée a souligné que les travaux de restauration ont été réalisés par des spécialistes du Conseil suprême des Antiquités, conformément aux protocoles scientifiques et aux normes techniques en vigueur. Il a précisé que les rumeurs circulant sur les réseaux sociaux concernant l’utilisation de ciment lors de la restauration de la stèle sont totalement infondées et que du ciment n’a été utilisé à aucune étape du processus.
Il a ajouté que les photos de la stèle qui circulent ont été prises pendant et avant la fin des travaux de restauration et ne reflètent donc pas son état final après la fin des travaux d’entretien et de restauration.
Le ministère du Tourisme et des Antiquités, par l’intermédiaire du Conseil suprême des Antiquités, continue de mener des travaux périodiques de restauration et d’entretien sur les objets archéologiques conservés dans les musées, afin d’assurer leur préservation et leur accessibilité aux visiteurs dans les meilleures conditions possibles, conformément aux normes scientifiques et muséales les plus récentes.





