Le ministère des Affaires étrangères a accueilli, le 20 septembre, une session de consultations bilatérales entre l’Égypte et la Libye, au niveau des ministères des Affaires étrangères des deux pays, dans le cadre de la volonté des deux pays frères de renforcer la coordination et la concertation régulières sur les questions de migration et d’asile.
Les consultations, coprésidées du côté égyptien par l’ambassadeur Bassem Salah, sous-ministre adjoint des Affaires étrangères chargé de la Libye, et du côté libyen par M. Mohamed Hassan Ashour, directeur du département des Affaires arabes au ministère libyen des Affaires étrangères, ont porté sur les différentes dimensions des questions migratoires. Les deux parties ont passé en revue les évolutions récentes liées à la migration irrégulière, ainsi que les moyens de lutter contre les réseaux de traite des êtres humains et de trafic de migrants. Elles ont également souligné l’importance de renforcer la coordination entre les services compétents des deux pays afin de limiter ce phénomène et d’en tarir les sources.
Les deux parties ont également examiné les moyens de soutenir les voies de migration régulière et sûre et d’organiser la circulation de la main-d’œuvre entre les deux pays conformément aux cadres juridiques en vigueur, de manière à servir les intérêts des deux parties. Les consultations ont également porté sur l’importance de faciliter les procédures consulaires et les services destinés aux ressortissants des deux pays, ainsi que de renforcer la coopération en matière de retour volontaire des migrants. Elles ont en outre abordé la nécessité de s’attaquer aux causes profondes de la migration et d’échanger les points de vue sur les moyens de traiter ce phénomène selon une approche globale prenant en compte ses dimensions sécuritaire, développementale et humanitaire.
À l’issue des consultations, les deux parties ont souligné l’importance de poursuivre la coordination et la concertation communes, à même de refléter la profondeur des relations historiques et des liens étroits qui unissent l’Égypte et la Libye, et de contribuer au renforcement de la sécurité et de la stabilité des deux pays et de la région.





