Le ministre des Affaires étrangères, de la Coopération internationale et des Égyptiens à l’étranger, Dr Badr Abdel Aati, a rencontré le chef du Courant de la Sagesse nationale irakien, Ammar Al-Hakim, en marge des travaux de la 52ᵉ session du Conseil des ministres des Affaires étrangères de l’Organisation de la coopération islamique (OCI), qui se tient dans la capitale irakienne, Bagdad.
Le porte-parole officiel du ministère des Affaires étrangères, l’ambassadeur Nader Zaki, a indiqué que Dr Badr Abdel Aati avait souligné, lors de cette rencontre, la profondeur des liens fraternels unissant l’Égypte et l’Irak. Il a exprimé sa reconnaissance pour la récente visite d’Ammar Al-Hakim au Caire, au cours de laquelle celui-ci a été reçu par le président de la République. Le ministre a également salué le rôle national du responsable irakien dans la promotion de la stabilité et du consensus en Irak, réaffirmant le soutien de l’Égypte à l’unité du pays, à sa souveraineté, à ses institutions nationales et au principe de la détention exclusive des armes par l’État.
Le porte-parole a ajouté que le ministre avait exprimé son souhait de voir le Premier ministre irakien se rendre au Caire le 23 novembre prochain, à l’occasion de la quatrième session de la Haute Commission mixte égypto-irakienne. Cette échéance devrait contribuer à renforcer la coopération économique et commerciale entre les deux pays, ainsi qu’à accroître la participation des entreprises égyptiennes aux projets de développement et de reconstruction en Irak. Il a également souligné l’importance d’accélérer la coordination entre les commissions techniques du mécanisme de coopération tripartite réunissant l’Égypte, l’Irak et la Jordanie, afin de faire avancer les projets communs prioritaires.
La rencontre a également porté sur les évolutions de la situation régionale. Dr Badr Abdel Aati a insisté sur la nécessité de préserver l’Irak des répercussions de l’escalade actuelle dans la région. Les deux parties ont échangé leurs analyses sur les développements en Syrie et au Yémen, ainsi que sur les questions de sécurité et de liberté de navigation, notamment dans le détroit d’Ormuz. Elles ont souligné l’impératif de désescalade, de privilégier les solutions politiques et diplomatiques et de poursuivre la coordination entre l’Égypte et l’Irak en faveur de la sécurité et de la stabilité régionales.





