Le Caire a exprimé, dans un communiqué publié le 21 octobre, son rejet catégorique de la ratification par la Chambre des représentants libyenne du mémorandum d’entente signé en 2019 entre Fayez al-Sarraj et la Turquie sur la délimitation des juridictions maritimes en Méditerranée.
Le ministère égyptien des Affaires étrangères réaffirme que ce mémorandum est « frappé de nullité absolue » et dépourvu de tout effet juridique. Sa ratification par le Parlement libyen ne lui confère, selon Le Caire, aucune portée juridique à l’égard de l’Égypte.
La diplomatie égyptienne estime que cet accord contrevient aux principes du droit international de la mer ainsi qu’aux dispositions de la Convention des Nations unies sur le droit de la mer de 1982 relatives à la délimitation de la zone économique exclusive et du plateau continental, fondées sur les principes de justice et d’équité. Elle considère également qu’il porte clairement atteinte aux droits souverains de l’Égypte dans sa zone économique exclusive et sur son plateau continental.
Rappelant avoir déjà formulé une opposition catégorique à ce mémorandum, Le Caire renouvelle son rejet de toute mesure ou initiative prise par quelque partie que ce soit sur son fondement et qui serait contraire aux frontières maritimes déclarées de l’Égypte.
Le ministère souligne enfin que l’Égypte se réserve le droit de défendre les droits que lui garantit le droit international et de s’opposer à toute tentative d’y porter atteinte.





