Au 67ᵉ Congrès international de la Société égyptienne des maladies thoraciques et de la tuberculose, le Dr Ahmed Taha, président de l’Autorité générale d’accréditation et de contrôle sanitaires (GAHAR), a plaidé pour un système de santé où la sécurité des patients repose sur la solidité des établissements et l’amélioration continue des soins.
La qualité des soins respiratoires n’est pas un luxe : elle constitue une nécessité pour protéger les patients et sauver des vies. C’est le message porté par le Dr Ahmed Taha à l’ouverture du 67ᵉ Congrès international de la Société égyptienne des maladies thoraciques et de la tuberculose (ESCDT). Le président de la GAHAR a souligné que l’application des normes de qualité et d’accréditation dans les établissements de santé était indispensable pour garantir une prise en charge respiratoire sûre, efficace et durable.
Organisé sous la présidence du Pr Mohamed Awad Tageddine, conseiller du président de la République pour les affaires de santé et de prévention, en coopération avec la Société européenne de pneumologie (ERS) et l’Association médicale égyptienne (EMA), le congrès a réuni des responsables du secteur de la santé, des experts et des spécialistes. Placée sous le thème « Respirer l’avenir : 67 ans d’excellence en pneumologie et en soins respiratoires », cette rencontre était consacrée aux dernières avancées scientifiques et au partage d’expériences.
Dans son intervention, le Dr Ahmed Taha a rendu hommage au dévouement des pneumologues et de l’ensemble des soignants durant la pandémie de Covid-19. « Le courage d’un médecin peut sauver un patient. Mais la solidité du système de santé et la qualité de ses établissements permettent à des milliers de médecins de sauver des milliers de patients », a-t-il déclaré. Honorer ces sacrifices suppose, selon lui, de bâtir une organisation capable de protéger à la fois les malades et les équipes médicales.
La pneumologie impose à cet égard des exigences particulières. La fréquence des situations critiques, la nécessité d’interventions respiratoires urgentes et les risques infectieux rendent incontournable le respect rigoureux des normes de qualité et de sécurité. Les référentiels d’accréditation de la GAHAR visent ainsi à renforcer la capacité des établissements à prendre en charge ces situations, à réduire les risques d’infection, à sécuriser les actes médicaux et à assurer la continuité des soins.
Pour le président de l’Autorité, la qualité doit avant tout se traduire dans la réalité quotidienne des patients : « De l’oxygène administré à temps, une infection prévenue, une aggravation détectée précocement, des complications évitées, une vie sauvée. » Elle ne saurait donc se résumer à un certificat accroché au mur. L’accréditation marque le début d’une démarche permanente d’amélioration, dont les normes doivent être comprises comme des outils au service du médecin et de la protection du patient, et non comme une charge administrative supplémentaire.
Le Dr Ahmed Taha a également salué le rôle scientifique et professionnel de la Société égyptienne des maladies thoraciques et de la tuberculose. Il a appelé à renforcer sa coopération avec la GAHAR afin d’intégrer les meilleures pratiques scientifiques et cliniques aux dispositifs de qualité et d’accréditation, au bénéfice de la sécurité et de la qualité de vie des patients.
En conclusion, il a affirmé que l’accès à des soins sûrs devait devenir un droit garanti à chaque malade, sans dépendre d’un acte d’héroïsme accompli dans des circonstances exceptionnelles. L’articulation entre les connaissances scientifiques, l’expérience médicale et les exigences de qualité constitue, selon lui, la voie vers un système de santé mieux armé pour préserver les vies et offrir des soins respectueux de la dignité humaine.





