Le président Abdel Fattah Al Sissi a participé ce jeudi à une session de dialogue intitulée « Le parcours énergétique de l’Égypte : réalisations nationales et perspectives d’avenir », dans le cadre de la quatrième journée du Forum Égypte 2026.
Étaient présents à cette session : le Premier ministre Moustafa Madbouli, le ministre des Finances Ahmed Kojouk, le ministre de l’Électricité et des Énergies renouvelables Mahmoud Esmat, le ministre du Pétrole et des Ressources minérales Karim Badawi, l’expert en énergie et ancien président de la Compagnie égyptienne de gaz naturel (EGAS), Mohamed Shoaib, le président de Taqa et vice-président de l’Union internationale du gaz Khaled Abou Bakr, et un professeur de l’Institut d’études et de recherches de l’Université d’Alexandrie.
Le porte-parole officiel de la présidence a indiqué que la session a abordé les progrès du secteur énergétique au cours des dernières années, en soulignant notamment le renforcement du réseau national de transport d’électricité afin d’intégrer la production d’énergies renouvelables et les projets de développement énergétique, ainsi que l’amélioration des réseaux de distribution d’électricité.
La session a également abordé les succès de l’État dans l’enrayement du déclin de la production de gaz naturel, la relance de la croissance, la satisfaction des besoins de tous les secteurs du pays et l’augmentation de sa capacité d’importation de gaz naturel liquéfié (GNL).
Elle a aussi examiné les défis actuels, notamment l’instabilité géopolitique mondiale et régionale et les perturbations des chaînes d’approvisionnement, ainsi que les mesures prises par l’État pour en atténuer les répercussions.
Un film présentant les points de vue et les propositions des citoyens concernant le secteur énergétique égyptien a été projeté durant la session.
L’ambassadeur Mohamed El-Shenawy, porte-parole officiel de la présidence, a ajouté que le Président El Sissi a déclaré que l’objectif du forum était d’informer les citoyens, notamment sur les défis auxquels l’État est confronté dans le secteur énergétique.
Il a souligné l’engagement de l’État à garantir la disponibilité continue de toutes les ressources énergétiques malgré ces difficultés. Le Président a souligné que depuis 2014, l’État s’est engagé à mettre en œuvre un plan visant à remédier à la crise énergétique qu’a connue l’Égypte en 2012 et 2013.
Il a expliqué que le principal défi à cet égard était d’obtenir les financements nécessaires et qu’un plan global d’infrastructures énergétiques avait été élaboré pour l’Égypte, s’appuyant notamment sur les énergies nouvelles et renouvelables.
Le Président a insisté sur la nécessité de bien comprendre les nombreux éléments requis pour la construction de centrales électriques, qu’elles fonctionnent aux combustibles fossiles ou aux énergies renouvelables, ainsi que le coût de la mise en place du réseau de distribution d’énergie après la construction des centrales, sans oublier le coût des postes de contrôle et de distribution, tout en tenant compte des autres défis liés au contexte géopolitique international.
Concernant la question de la hausse des prix de l’énergie, le Président El Sissi a déclaré que l’État supporte la part la plus importante du coût réel de l’énergie fournie, notamment en raison de la hausse mondiale des prix de l’énergie.
Il a souligné l’importance de sensibiliser le public à tous les aspects de ce secteur, notant, par exemple, que les appels d’offres visant à obtenir les prix de l’énergie les plus élevés prennent entre cinq et sept ans avant de porter leurs fruits.
Le Président a expliqué que les ressources limitées de l’État l’obligent souvent à emprunter pour garantir la continuité des services énergétiques aux citoyens et au secteur industriel.
Il a insisté sur l’importance d’exposer le véritable contexte des défis auxquels l’Égypte est confrontée, appelant le peuple égyptien à soutenir son pays et à poursuivre ses efforts de travail et de production pour surmonter ces difficultés.
Le Président El Sissi a souligné l’engagement de l’État à maintenir sa coopération avec le secteur privé afin de développer davantage le secteur énergétique.
Il a rappelé, à cet égard, l’engagement du gouvernement égyptien à régler tous les paiements en souffrance envers ses partenaires étrangers, engagement atteint en juin 2026 avec l’élimination complète de ces arriérés.
Concernant le soutien financier de l’État à tous les secteurs, le Ministre des Finances a indiqué qu’il s’élève à 840 milliards de livres égyptiennes pour cet exercice budgétaire, auxquels s’ajoutent les décaissements de prêts connexes, qui représentent environ 20 % de plus, portant le montant total du soutien à environ 1 000 milliards de livres égyptiennes.
Dans ce contexte, le Premier ministre a souligné que le budget de l’État pour l’exercice budgétaire a été établi sur la base d’un prix du pétrole à l’importation de 75 dollars le baril. Cependant, le contexte géopolitique actuel a fait grimper le prix du pétrole à 110 dollars le baril.
Ces difficultés, indépendantes de la volonté de l’État, nécessitent une prise en charge. L’État dispose ainsi de trois options : soit répercuter le coût de ces écarts de prix sur les citoyens, soit les supporter lui-même, compte tenu de ses ressources limitées, soit emprunter pour financer ses importations de pétrole. Cette dernière option est critiquée par certains, qui s’inquiètent de l’augmentation de la dette publique.
Dans ce contexte, Dr Madbouli a affirmé que l’État met tout en œuvre pour développer les énergies nouvelles et renouvelables et diversifier son mix énergétique, avec pour objectif d’atteindre 50 % d’énergies nouvelles et renouvelables d’ici 2030.





