Le ministre des Affaires étrangères, de la Coopération internationale et des Égyptiens à l’étranger, Badr Abdel Aati, a participé ce vendredi à Istanbul à une réunion des ministres des Affaires étrangères du groupe R4, qui rassemble l’Égypte, la Turquie, l’Arabie saoudite et le Pakistan, consacrée aux évolutions régionales et internationales.
Le porte-parole officiel du ministère des Affaires étrangères, l’ambassadeur Nader Zaki, a indiqué que les discussions avaient porté sur l’évolution de la situation dans la région, dans un contexte marqué par les risques d’escalade militaire. Badr Abdel Aati a souligné la nécessité d’intensifier les efforts pour contenir rapidement les tensions, de relancer le dialogue et la diplomatie, et de rejeter les solutions militaires, compte tenu de leurs conséquences potentiellement graves sur les plans sécuritaire, politique et économique, tant pour la région que pour le monde. Les quatre ministres ont convenu de l’urgence de parvenir à des solutions politiques et diplomatiques aux crises en cours et de réduire les tensions.
Les ministres ont également condamné les attaques visant l’Arabie saoudite, exprimant leur pleine solidarité avec le Royaume et leur soutien à sa sécurité, à sa stabilité, à sa souveraineté et à son intégrité territoriale. Ils ont rejeté toute action susceptible de menacer sa sécurité ou de compromettre la stabilité régionale.
Ils ont par ailleurs insisté sur la nécessité de garantir la liberté de navigation maritime et la sécurité des voies maritimes internationales, considérées comme essentielles à la stabilité régionale, à l’économie mondiale ainsi qu’à la sécurité des chaînes d’approvisionnement et du commerce international. Ils ont mis en garde contre les graves conséquences de toute menace visant les voies maritimes stratégiques.
Enfin, la réunion a permis d’examiner les moyens de renforcer la coopération entre les pays participants dans les domaines politique, économique, technologique et militaire, afin de soutenir la sécurité et la stabilité régionales, d’améliorer la coordination face aux défis actuels et d’élargir les domaines de coopération au service des intérêts communs.





