
Communiqué du ministère de la Planification et du Développement économique
À l’occasion de la cinquième journée du Forum Égypte 2026, le ministre de la Planification et du Développement économique, Ahmed Rostom, a présenté le plan d’action de l’État en faveur des start-up, annonçant l’objectif d’attirer 5 milliards de dollars de capital-risque.
Le ministre a également souligné que la technologie, la programmation et l’intelligence artificielle constituent les principales opportunités offertes aux jeunes dans l’économie actuelle.
Parmi les mesures annoncées figurent la mise en place, par l’intermédiaire de NI Capital, d’une structure de fonds de financement conjoint destinée à soutenir les entreprises à différents stades de leur développement, le lancement d’un plan d’action pour soutenir 5 000 entreprises et une initiative unifiée visant à mobiliser un milliard de dollars sur cinq ans.
Le ministère entend également coordonner ses efforts avec la Banque centrale d’Égypte afin de faciliter le passage des entreprises des « bacs à sable réglementaires » aux autorisations permanentes.
Le Dr Ahmed Rostom, ministre de la Planification et du Développement économique, a participé à la session interactive intitulée « Présentations des entrepreneurs », organisée dans le cadre de la cinquième journée du Forum Égypte 2026. Animée par la journaliste Ingy Taher, cette rencontre a réuni de nombreux entrepreneurs et représentants de start-up, en présence du Premier ministre, Mostafa Madbouly, du ministre de l’Investissement et du Commerce extérieur, Mohamed Farid Saleh, du directeur exécutif de l’Agence de développement des petites et moyennes entreprises, Mostafa Ismail, ainsi que du conseiller du Premier ministre pour l’entrepreneuriat, Amr El-Abd.
Technologie et intelligence artificielle : des opportunités majeures pour les jeunes
Réagissant aux propositions relatives à la préparation des étudiants universitaires au marché du travail indépendant, Ahmed Rostom a souligné que la compétence fondamentale d’un entrepreneur réside dans sa capacité à identifier les problèmes réels, à concevoir des solutions innovantes et à convaincre le marché de leur valeur ajoutée.
Il a insisté sur le rôle essentiel des universités dans la formation de diplômés capables de créer des opportunités. Selon lui, les tendances économiques actuelles font de la technologie, de la programmation et de l’intelligence artificielle les principaux moteurs de croissance.
Le ministre a ainsi appelé les jeunes à consacrer leur temps à la maîtrise de ces compétences afin de développer des technologies répondant aux défis de secteurs stratégiques tels que la logistique, l’industrie et l’agriculture. Il a également mis en avant les efforts du Centre égyptien pour l’entrepreneuriat et l’innovation visant à renforcer ces compétences.
Faciliter l’accès aux autorisations permanentes
En réponse aux propositions des entrepreneurs concernant le passage des « bacs à sable réglementaires » (regulatory sandboxes) à l’obtention d’autorisations permanentes, Ahmed Rostom a affirmé que l’État accordait une attention particulière à cette question.
Il a précisé que ces difficultés seraient soumises au Comité ministériel pour l’entrepreneuriat, en coordination avec la Banque centrale d’Égypte et les organismes concernés, afin de définir des procédures réglementaires claires permettant aux entreprises de se développer et d’accroître leurs investissements, tout en préservant la stabilité des marchés et en protégeant les acteurs économiques.
Le ministre a souligné que l’objectif ne se limitait pas à faciliter le lancement des projets, mais consistait également à mettre en place un écosystème intégré garantissant leur pérennité, leur croissance et leur capacité à attirer des investissements.
Un fonds de financement conjoint et un plan pour 5 000 start-up
Sur le volet du financement et de l’inclusion dans l’investissement, le ministre a annoncé l’intensification des efforts visant à finaliser les procédures de création d’un fonds dédié au financement de l’entrepreneuriat.
Il a indiqué que le ministère de la Planification et du Développement économique et la Banque nationale d’investissement, par l’intermédiaire de sa société NI Capital, travaillaient avec des partenaires au développement à l’élaboration d’une structure de fonds de financement conjoint destinée à accompagner les entreprises aux différentes étapes de leur croissance.
Il a également annoncé le lancement du « Plan d’action pour soutenir l’entrepreneuriat et les start-up », qui vise à harmoniser les définitions applicables à ces entreprises et à faciliter leur accès aux mesures incitatives. Ce plan ambitionne de soutenir 5 000 start-up et d’attirer 5 milliards de dollars de capital-risque.
Une initiative unifiée de financement sera par ailleurs lancée afin de mobiliser un milliard de dollars sur une période de cinq ans.
Les start-up, un levier de croissance économique
Ahmed Rostom a évoqué le rôle croissant de l’entrepreneuriat, citant les estimations de l’organisme Startup Genome pour 2024, selon lesquelles la valeur des écosystèmes de start-up représente environ 8 % du produit intérieur brut des pays du G20.
Il a souligné que les entrepreneurs constituaient les acteurs les plus efficaces pour apporter des solutions innovantes aux mutations géopolitiques et environnementales ainsi qu’à l’essor de l’intelligence artificielle.
L’entrepreneuriat, une priorité de l’État
En conclusion, le ministre a réaffirmé que l’entrepreneuriat constituait une priorité pour l’État, comme en témoigne l’activation du rôle du groupe ministériel chargé de l’entrepreneuriat, présidé par le vice-Premier ministre chargé des Affaires économiques.
Il a également présenté les résultats positifs du dispositif « Clinique des entreprises », mis en place au Centre égyptien pour l’entrepreneuriat et l’innovation. Celui-ci a permis de résoudre 21 des 48 difficultés signalées, tandis que le suivi se poursuit pour régler les autres.
Enfin, le ministre a évoqué les initiatives gouvernementales visant à associer les entrepreneurs égyptiens établis à l’étranger aux efforts de développement, afin de les encourager à étendre leurs activités sur le marché égyptien et à l’international.





