Le ministre des Finances, Ahmed Kouchouck, a annoncé un plan gouvernemental visant à porter à 4 800 milliards de livres égyptiennes, d’ici l’exercice 2029/2030, les ressources financières disponibles pour les dépenses liées aux activités économiques, contre environ 2 200 à 2 300 milliards de livres au cours du dernier exercice. Cette hausse doit permettre de mobiliser davantage de ressources en faveur du développement et de l’amélioration des services offerts aux citoyens.
Lors de sa participation au Forum Égypte 2026, Ahmed Kouchouck a expliqué que le financement des dépenses publiques constituait un défi majeur pour le gouvernement, qui souhaite éviter d’accentuer les pressions inflationnistes ou de recourir davantage à l’emprunt, au risque d’alourdir la charge pesant sur les générations futures.
Le ministre a souligné que la réalisation de cet objectif nécessitait d’accroître les ressources de l’État, d’augmenter les recettes fiscales et non fiscales, de maximiser les revenus tirés des actifs publics ainsi que des bénéfices des entreprises et des organismes publics, tout en réduisant le coût du service de la dette publique.
Il a affirmé que le gouvernement entendait atteindre ces objectifs sans imposer de nouvelles charges fiscales aux contribuables. Il prévoit également d’intégrer progressivement les activités économiques dans le système formel et d’améliorer le respect des obligations fiscales ainsi que la stabilité du système fiscal, afin de soutenir les entreprises et d’accroître les ressources disponibles dans le budget de l’État.
Ahmed Kouchouck a ajouté que l’élargissement de l’assiette fiscale constituait l’un des principaux leviers d’augmentation des recettes. Il a indiqué que les recettes fiscales avaient progressé de 1,6 % sur un an au cours du dernier exercice, sans hausse des taux d’imposition, grâce à la numérisation et à de nouvelles incitations fiscales.
Enfin, le ministre a estimé que la valorisation des actifs de l’État, conjuguée à la réduction de la dette publique et de son coût de service, permettrait de dégager une marge budgétaire plus importante pour financer les activités économiques, le développement humain et la protection sociale. Le gouvernement vise à ramener la dette publique à moins de 70 % du produit intérieur brut d’ici l’exercice 2029/2030.





