Communiqué du ministère des Ressources en eau et de l’Irrigation
Le professeur Hani Sweilam, ministre des Ressources en eau et de l’Irrigation, a inauguré la sixième Conférence mondiale sur la sécurité hydrique, organisée par le ministère chinois des Ressources en eau et le Conseil mondial de l’eau sous le thème « Financer l’eau pour le développement durable », dans le cadre de la neuvième Semaine du Caire de l’eau.
Il a souligné l’importance de diversifier les sources de financement, de développer des mécanismes innovants, de renforcer le financement mixte et de créer des conditions favorables à une participation accrue du secteur privé, afin de relever les défis liés à l’eau et au climat et de répondre aux besoins du développement.
Le Dr Sweilam a affirmé que la priorité consistait à orienter les financements vers des solutions intégrées garantissant la sécurité hydrique, renforçant la capacité d’adaptation et préservant durablement les ressources pour les générations actuelles et futures.
Il a présenté les efforts déployés par l’Égypte dans le cadre de la deuxième génération de son système national de gestion de l’eau, « Egypt Water 2.0 », notamment à travers la transformation numérique, la réutilisation de l’eau, la modernisation des systèmes d’irrigation et le développement des ressources en eau non conventionnelles.
Il a également insisté sur la nécessité d’orienter les investissements dans les bassins hydrographiques partagés vers des projets faisant l’objet d’un consensus entre les pays concernés, après notification préalable, évaluation et concertation, afin de garantir des bénéfices mutuels et de prévenir tout préjudice.
Le ministre a souligné les importantes possibilités d’investissement dans la collecte des eaux pluviales, l’agriculture pluviale, la gestion des bassins versants et l’utilisation durable des eaux souterraines. Ces initiatives contribueraient à soutenir le développement et à réduire la pression sur les fleuves partagés.
Il a également mis en avant l’importance de développer les énergies solaire et éolienne et de renforcer les interconnexions électriques entre les pays du bassin du Nil, afin de tirer parti de la complémentarité de leurs ressources et de faire de l’énergie un domaine de coopération et de bénéfices mutuels.
Le Dr Sweilam a par ailleurs présenté les projets de coopération bilatérale mis en œuvre par l’Égypte dans les pays du bassin du Nil, notamment le forage de puits, la collecte des eaux pluviales, la création de centres de prévision des crues et le renforcement des capacités, en réponse aux priorités des pays partenaires. Il a également annoncé le lancement d’un nouveau mécanisme de financement doté de 100 millions de dollars, destiné à la préparation et à la réalisation de projets de développement prioritaires dans le bassin du Nil.
Enfin, le ministre a réaffirmé la volonté de l’Égypte de poursuivre la mobilisation des ressources et d’élargir les partenariats de la Facilité africaine de l’eau, dans le cadre de sa stratégie pour la période 2026-2030. Il a souligné l’importance de mobiliser des financements concessionnels, climatiques et mixtes, ainsi que des garanties et des instruments de partage des risques, pour soutenir les projets présentant des retombées régionales, environnementales et sociales.
Il a exprimé le souhait que les conclusions de la conférence contribuent aux préparatifs de la Conférence des Nations unies sur l’eau de 2026, soulignant que le financement de la coopération constitue un investissement dans la sécurité hydrique, le développement et la stabilité.




