Le ministre du Travail, Hassan Raddad, et la ministre de la Solidarité sociale, Maya Morsi, ont coprésidé une réunion de la Commission de la protection sociale, de l’autonomisation économique et de la prise en charge des travailleurs informels, au siège du ministère du Travail, dans la Nouvelle Capitale administrative.
Cette réunion était consacrée à l’examen de la mise en œuvre des directives du président de la République visant à renforcer la protection sociale, à favoriser l’autonomisation économique des catégories les plus vulnérables et à élargir la couverture d’assurance sociale des travailleurs informels.
Ont également participé à cette réunion le président du conseil d’administration de l’Autorité nationale de l’assurance sociale, le général de division Gamal Awad, le président du conseil d’administration de l’Autorité générale de l’assurance maladie, le Dr Tamer Atef Ali, ainsi que des représentants des organismes concernés.
Les discussions ont porté sur les mécanismes permettant de mettre en œuvre les directives présidentielles grâce à une coordination étroite entre les ministères du Travail, de la Solidarité sociale et des Finances, ainsi que l’Autorité nationale de l’assurance sociale. L’objectif est de proposer un ensemble d’incitations et d’avantages en matière d’assurance afin d’encourager les travailleurs informels et les personnes non couvertes à intégrer le système d’assurance sociale. Cette démarche concerne notamment les travailleurs indépendants et les Égyptiens exerçant une activité professionnelle à l’étranger.
Les participants ont souligné la nécessité de mettre en place un dispositif intégré de protection et de prise en charge des travailleurs informels, tout en renforçant le rôle du ministère du Travail dans l’élargissement du nombre de bénéficiaires de ses services. À cet effet, il est prévu d’améliorer les mécanismes de recensement et d’identification de ces catégories, d’exploiter les bases de données disponibles et de renforcer la coordination avec les organismes partenaires afin de faciliter leur accès aux services et aux prestations auxquels ils ont droit.
La réunion a également permis d’examiner les projets du ministère du Travail visant à renforcer la prise en charge sociale et sanitaire des travailleurs informels par l’intermédiaire du fonds chargé de leur protection. Les efforts porteront sur l’amélioration des services proposés aux travailleurs inscrits et sur l’élargissement du dispositif à de nouvelles catégories dont la nature de l’activité nécessite des modalités de protection sociale plus souples. Les livreurs et les personnes exerçant d’autres formes d’emploi non traditionnelles figurent notamment parmi les publics ciblés. Cette démarche vise à consolider leur stabilité économique et sociale.
S’agissant du rôle du ministère de la Solidarité sociale, les échanges ont porté sur les initiatives destinées à renforcer l’autonomisation économique des travailleurs informels et des catégories les plus vulnérables, ainsi qu’à élargir leur accès aux services financiers et non financiers, dans le cadre du dispositif stratégique d’autonomisation économique. Ces mesures doivent leur permettre d’améliorer leurs conditions de vie et de renforcer leur autonomie financière.
Les participants ont également insisté sur l’importance de développer les mécanismes de protection sociale et de les articuler avec les possibilités d’autonomisation économique. La mobilisation des programmes du ministère et des instruments de la microassurance doit contribuer à mieux protéger les catégories ciblées contre les risques économiques et sociaux, en coordination avec les organismes concernés.
À l’issue de la réunion, plusieurs orientations et axes de travail communs ont été retenus. Ils prévoient notamment la poursuite de la coordination entre les organismes concernés afin d’élaborer des mécanismes opérationnels pour mettre en œuvre les recommandations formulées, ainsi que l’étude d’incitations et d’avantages en matière d’assurance adaptés aux besoins des travailleurs informels, afin de les encourager à rejoindre le système d’assurance sociale.
Il a également été convenu de renforcer le rôle du ministère du Travail et de l’Autorité nationale de l’assurance sociale dans l’élargissement de la couverture assurantielle et la simplification des procédures d’accès aux prestations, tout en coordonnant le développement des services financiers et non financiers destinés à ces catégories et en tirant parti des instruments de la microassurance.
Les participants ont par ailleurs souligné la nécessité d’étudier les mesures permettant de faire connaître les avantages et les incitations envisagés au moyen de campagnes de sensibilisation médiatiques. Celles-ci auront pour objectif de mieux informer les publics concernés sur l’importance de l’assurance sociale et de les encourager à bénéficier des dispositifs proposés.
En conclusion, les deux ministres ont réaffirmé l’importance de maintenir une coordination étroite entre les ministères du Travail, de la Solidarité sociale et des Finances, ainsi que l’Autorité nationale de l’assurance sociale, afin de garantir la complémentarité des rôles et la convergence des efforts. L’enjeu est de traduire les recommandations en mesures concrètes permettant de renforcer la protection sociale et l’autonomisation économique des travailleurs informels, conformément aux objectifs de l’État visant à mettre en place un dispositif de prise en charge et de couverture assurantielle plus inclusif et plus durable.





