Il n’aime pas trancher mais se retrouvera bientôt au cœur du jeu politique israélien : le président Isaac Herzog, dont les fonctions sont habituellement largement honorifiques, aura dans quelques jours la lourde tâche de désigner la personnalité chargée de former le prochain gouvernement, selon l’AFP.
Après le dépouillement de plus de 85% des suffrages exprimés lors des élections législatives, la coalition de Benjamin Netanyahu devance mercredi le bloc de l’opposition, sans toutefois qu’une majorité se dessine, laissant entre les mains du chef de l’État une décision déterminante pour l’avenir politique du Premier ministre israélien.
Une fois les résultats officiels annoncés, M. Herzog, réputé pour sa pusillanimité, consultera les représentants des différents partis avant de désigner le candidat le mieux placé, sans qu’il s’agisse nécessairement du chef de la formation arrivée en tête du scrutin.
La loi laisse au président une large marge de manœuvre, sans fixer de critères précis pour guider son choix.
À la veille du scrutin, Isaac Herzog a reconnu, dans un entretien au média américain MS Now, qu’il subirait de fortes pressions, assurant toutefois que ni le “président des États-Unis, ni qui que ce soit d’autre” ne pourrait interférer dans sa décision.
Souhaitant éviter de nouvelles élections, il a appelé mercredi les partis à “tout faire” pour former une coalition. Il s’était auparavant dit prêt à soutenir un gouvernement d’union nationale entre Benjamin Netanyahu et son principal rival, Gadi Eisenkot.





