“Imaginez des lustres partout” : plutôt que d’analyser l’humiliation planétaire que viennent de lui infliger les électeurs, Donald Trump a trouvé refuge dans sa salle de bal, selon l’AFP.
Convoqués de manière inattendue, les journalistes ont été emmenés auprès de l’ancien promoteur immobilier sur le chantier de la monumentale extension qu’il fait bâtir à la Maison Blanche, pour sa première apparition publique après les “midterms”.
Sous prétexte de rendre hommage aux ouvriers, le milliardaire octogénaire, peu soucieux des moqueries de ses opposants sur sa santé mentale, s’est offert une escapade dans cette autre réalité qu’il habite depuis son retour au pouvoir, celle des grues, des dorures et du marbre.
“Vous pouvez mettre autant d’hélicoptères que vous voulez sur le toit”, a dit Donald Trump, micro en main, sans s’émouvoir de la mauvaise qualité sonore.
Entre deux Larsens, il a parlé des futures parois vitrées à l’épreuve des balles et des drones, même des “petits missiles”, selon lui: “C’est épais comme ça”, a-t-il déclaré en écartant les mains, “mais la vision est parfaite”.
“Incroyable comme truc”, a ajouté le président républicain, rarement aussi animé que lorsqu’il commente dans les moindres détails ses multiples entreprises de construction ou de rénovation.





