Renouer avec l’Afrique, sans pour autant se contenter de réduire ces liens aux dimensions des sources du Nil, fait partie de la stratégie de l’Exécutif en Egypte. Ce n’est pas par coïncidence que la Constitution égyptienne de 2014, mentionne pour la première fois, l’identité africaine de l’Egypte. Projets de développement, investissements multiples… un regain d’attention que l’Egypte apporte aux pays africains.
Les relations entre l’Egypte et l’Afrique sont étroites et historiques. Le Président Abdel Fattah Al-Sissi a décidé d’y revenir avec force, sur tous les plans, notamment l’espace-projet, pour assurer le rôle pilier de l’Egypte dans le continent et ainsi traduire les discours en actes.
D’abord par l’établissement de la zone de libre-échange africaine (ZLECA) avec trois blocs économiques africains, puis par les forums sur l’Afrique et enfin par les projets de reconstruction et de développement que mène le ministère égyptien de l’Irrigation et des Ressources hydrauliques dans le continent. Tout présage que l’Egypte s’attèle à optimiser ses politiques de coopération et d’échanges avec les frères africains.
Les observateurs estiment que l’Egypte renoue intensément avec l’environnement pour l’intérêt de tous ses partenaires africains, notamment, les pays du Bassin du Nil.
Possédant les compétences nécessaires, l’Egypte apporte son savoir-faire pour développer le continent africain dans les secteurs d’infrastructure, de l’éducation et de la santé.

Le Congo Démocratique
Une coopération multiple
Assurer l’approvisionnement en eau potable aux citoyens du Congo Démocratique, a été l’objectif ultime des projets de coopération technique entre l’Egypte et la RDC. A cet effet, 30 puits d’eaux souterraines ont été creusés, pour approvisionner les régions lointaines en eau tandis qu’une centrale d’eau potable fonctionnant par l’énergie solaire est en construction.
Un centre de prévision des changements climatiques et des pluies a également été installé, pour ainsi bénéficier des expertises égyptiennes accumulées dans ce domaine et les transférer à la partie congolaise. Ledit Centre, doté d’équipements technologiques avancés, a été officiellement inauguré par les ministres concernés en 2021.
Des visites sur le terrain ont été, de même, effectuées pour inspecter des terres d’une superficie de 1000 hectares. Ces terres, non loin de la capitale Kinshasa et, relevant des ministères congolais de l’Environnement et du Développement durable, seront réaménagées et les modes d’irrigation moderne y seront utilisés. Les cultivateurs se sont entretenus avec les responsables agricoles et ont ainsi convenu de transférer les expériences égyptiennes dans ce domaine.
Des spécialistes égyptiens ont aussi élaboré une étude de faisabilité pour la mise en place d’une infrastructure hydroélectrique. Ces petites unités seront multi-opérationnelles. Des cadres congolais ont suivi 8 stages de formation dans les différents domaines, conformément aux doléances de la partie congolaise. Les stages ont couvert les domaines de la gestion des ressources hydrauliques, des systèmes d’informations et de données géographiques et l’étude de l’eau.
La Tanzanie
Une panoplie de projets
Diversifiant ses projets et sa coopération avec les pays africains, l’Egypte a entériné un mémorandum d’entente avec la Tanzanie, pour le creusement de 30 puits d’eau souterraine. La raréfaction de l’eau dans certaines régions de ce pays nilotique, a rendu impérieux ces projets égyptiens qui assureront l’acheminement de l’eau potable auxdites zones.
D’autres protocoles de coopération pour le creusement de nouveaux puits ont été également signés pour couvrir plusieurs districts et provinces de la Tanzanie en proie à une pénurie d’eau.

Le Kenya
De nouveaux horizons de coopération
Le Kenya est l’un des plus anciens pays du Bassin du Nil. L’Egypte a ouvert de nouveaux horizons de coopération avec ce pays en creusant 180 puits d’eau souterraine, en 4 phases.
Un protocole a été signé entre les deux pays pour la gestion des ressources hydrauliques, dont la construction des barrages de collecte des eaux de pluies pour les stocker et les réutiliser lors des saisons sèches. Ces eaux seront également utilisées comme eau potable pour les citoyens aussi bien que pour les animaux.
Le Kenya bénéficiera également de l’expertise égyptienne dans les systèmes modernes d’irrigation et dans la formation des cadres et le développement des compétences des Kenyans.
Le Burundi
Projets hydriques et formation
Des étudiants et des diplômés d’études hydriques de l’Université du Caire, et ceux du Centre National des Recherches sur l’Eau sont annuellement envoyés au Burundi, dans le cadre des programmes d’échanges et de coopération bilatérale entre l’Egypte et ce pays.
Des accords dans les domaines des ressources hydrauliques et de l’irrigation ont été récemment signés entre les deux pays, pour mettre en place un projet de gestion intégrale des ressources hydrauliques au Burundi. Ce projet englobe le soutien technique, une étude technique et la maintenance des réseaux de drainage des eaux de pluie dans les villes aussi bien que dans les villages burundais.
L’Ethiopie
Coopération dans les cadres humains
En 2011, les ministères de l’Irrigation égyptien et éthiopien ont signé un mémorandum d’entente qui stipule la mise en place d’une coopération dans le domaine de la formation à long terme des cadres humains. C’est ainsi qu’en 2020, des doctorants égyptiens ont été envoyés en Ethiopie pour transmettre leur savoir.
D’autres stages de moyen-terme seront également organisés pour décerner des parchemins conjoints de ressources hydrauliques. Ces stages sont annuellement organisés à l’Université du Caire, outre les stages de court terme, toujours relatifs aux ressources hydrauliques et aux modes d’irrigation moderne des champs agricoles.
Une coopération dans le domaine de développement de la recherche est également opérationnelle entre l’Egypte et l’Ethiopie. C’est dans le cadre de cette coopération que l’Egypte apporte son soutien technique pour l’installation d’un laboratoire de recherches hydrauliques à Addis Abeba.

Echanges de visites et d’expériences









