Se frayant un chemin entre les tables d’un restaurant italien aux néons clignotants, situé au coeur de Karachi, capitale économique du Pakistan, une serveuse robotisée dépose une pizza toute fraîche devant une famille qui l’attendait, rapporte l’AFP.
“Bienvenue au Sicilian. Je m’appelle Robia”, dit le robot d’une voix électronique, en regardant les convives à travers ses yeux rouges à LED qui clignotent.
Doté d’une tête sphérique blanche et d’une visière sombre, semblable à celle d’un casque de moto, ce cyborg porte un dupatta, châle noir traditionnel d’Asie du Sud, sur ses épaules.
L’ingénieur pakistanais Syed Osama Aziz, fondateur du restaurant “The Sicilian”, a développé deux humanoïdes par le biais de sa société de robotique, Cobot, et avec l’aide d’amis.
Il a principalement utilisé des pièces fabriquées localement, a conçu leurs circuits imprimés et les a programmées dans son propre laboratoire.
Il a cependant dû faire importer quelques composants électroniques de l’étranger.
“Le matériel, c’est-à-dire ce qu’il faut pour fabriquer des robots, n’est pas si facile à trouver ici, nous avons donc dû nous débrouiller”, explique-t-il.
En Chine et dans d’autres pays d’Asie de l’Est, les robots sont de plus en plus courants : ils apportent les plats aux clients dans les chaînes de restaurants et effectuent diverses tâches, allant du nettoyage à l’accueil des clients dans les hôtels.





