
Le président Abdel Fattah Al-Sissi a assisté aujourd’hui à la séance inaugurale de la troisième Conférence médicale de la Faculté de médecine des Forces armées, organisée au Centre Al-Safwa des conférences internationales, au siège du Commandement stratégique dans la Nouvelle Capitale administrative. Étaient présents à cette occasion le Premier ministre, Dr Mostafa Madbouli, le général d’armée Ashraf Salem Zaher, commandant en chef des Forces armées et ministre de la Défense et de la Production militaire, le général de corps d’armée Ahmed Khalifa, chef d’état-major des Forces armées, le Dr Khaled Abdel Ghaffar, ministre de la Santé et de la Population, ainsi que le célèbre chirurgien cardiaque Dr Magdi Yacoub, plusieurs ministres, des hauts responsables des Forces armées et des scientifiques.

Le porte-parole officiel de la Présidence de la République a indiqué que la séance avait débuté par la récitation de versets du Saint Coran. Le général de brigade médecin Ashraf Mohie Mohamed, directeur de la Faculté de médecine des Forces armées, a ensuite prononcé une allocution à cette occasion, suivie de la projection d’un film documentaire consacré aux « réalisations et aux avancées en matière d’enseignement et de formation médicale au sein de la Faculté ».

L’ambassadeur Mohamed El-Chennawy, porte-parole officiel de la Présidence, a ajouté que le programme comprenait également une allocution du Dr Magdi Yacoub, suivie d’une conférence du Dr Wassim El-Sissi sur l’histoire de la médecine égyptienne. Un film documentaire intitulé « Des fondements au leadership » a ensuite été projeté, avant une intervention du général de brigade médecin Tamer Mansour Ayed, directeur de l’Administration des services médicaux des Forces armées, sur « Le rôle du système médical des Forces armées et sa contribution au soutien du secteur civil ».
Le Dr Khaled Abdel Ghaffar, ministre de la Santé et de la Population, a également prononcé une allocution portant sur l’évolution du secteur de la santé en Égypte depuis 2014. Au cours de la séance, sont également intervenus le Dr Dhafer Dokumochou, expert en chirurgie pédiatrique à l’Université d’Ege, en Turquie, et le Dr Kieran Ryan, directeur du Collège royal des chirurgiens d’Irlande.

Le porte-parole officiel a précisé que la séance avait également été marquée par la signature d’un protocole de coopération entre la Faculté de médecine des Forces armées et le Collège royal des chirurgiens d’Irlande. Le document a été signé par le général de brigade médecin Ashraf Mohie, directeur de la Faculté de médecine des Forces armées, et le Dr Kieran Ryan, directeur du Collège royal des chirurgiens d’Irlande.
À la fin de la séance inaugurale, le président Al-Sissi a pris la parole pour féliciter les organisateurs de la tenue de cette troisième conférence médicale des Forces armées. Il a souligné que l’État suivait la bonne voie, celle que le pays aspire à emprunter, ajoutant que Dieu Tout-Puissant ferait porter leurs fruits aux efforts déployés.
Le président a indiqué qu’il nourrissait un grand rêve : développer les secteurs de l’éducation et de la santé, qui constituent, selon lui, les moteurs du progrès de tout pays. Il a ajouté que si l’Égypte souhaitait retrouver sa place, elle devait accorder la priorité à ces deux secteurs.
Dans ce contexte, il a rappelé que l’État avait déployé des efforts dans les domaines de l’éducation et de la santé en 2013 et 2014, mais que les défis étaient alors si nombreux que les résultats de ces efforts n’avaient pas été suffisamment perceptibles. Il a également souligné que le volume des dépenses engagées entre 2014 et 2026 était considérable, comme l’avait mentionné le Dr Khaled Abdel Ghaffar dans son allocution.
Le président a affirmé que l’objectif de l’État ne se limitait pas au nombre d’établissements créés ou de diplômés formés, mais portait avant tout sur la compétence et la qualité. C’est dans cette optique que l’État tient à conclure des accords de jumelage avec des universités et des hôpitaux prestigieux à travers le monde, afin de bénéficier de leur expérience et de développer rapidement les capacités et les compétences égyptiennes.
Dans le même esprit, le président a souligné que la signature du protocole de coopération entre la Faculté de médecine des Forces armées et le Collège royal des chirurgiens d’Irlande constituait l’une des initiatives entreprises par l’État, et non uniquement par les Forces armées, pour garantir la compétence. Il a également insisté sur l’importance qu’accorde l’État à l’être humain dans tous les domaines et tous les secteurs.
Concernant la Faculté de médecine des Forces armées, le président a indiqué qu’un grand nombre de candidats civils avaient présenté leur candidature cette année pour y être admis. Cette situation a conduit à envisager le développement de ce projet à travers la création de six nouvelles facultés au sein de l’Université Kayan, dans les domaines de la médecine, de l’odontologie, de la physiothérapie, de la pharmacie, de l’ingénierie, ainsi que de l’informatique et de l’intelligence artificielle.
Il a précisé que ces disciplines figuraient parmi les spécialités les plus avancées et que des accords de jumelage seraient recherchés avec des facultés étrangères prestigieuses proposant des formations équivalentes. L’Université Kayan devrait ainsi avoir une capacité d’accueil d’environ 25 000 étudiants.
Le président a affirmé que, pour assurer aux citoyens des services de santé de bonne qualité, l’État aurait besoin d’un budget représentant au moins une à deux fois le budget actuel du secteur de la santé. Il a ajouté que les soins médicaux dispensés aux citoyens, ainsi qu’aux personnes qui viennent en Égypte pour y être prises en charge, revêtaient une dimension non seulement économique, mais également morale, humaine et religieuse.
Le président a donné ses directives afin que le Fonds Tahya Misr prenne en charge les frais de scolarité des étudiants brillants et excellents admis à l’Université Kayan, à condition qu’ils maintiennent leur niveau d’excellence.
Dans le même contexte, le président a annoncé que l’Université Kayan serait inaugurée en février 2027. Il a appelé les parents et les étudiants à tirer pleinement profit des programmes proposés par ses facultés, élaborés avec le plus grand soin. Il a également chargé le ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique d’examiner la possibilité d’autoriser les dix premiers lauréats du baccalauréat égyptien à intégrer les facultés de l’Université Kayan.
Le président a souligné à cet égard que l’Égypte avait besoin de dix mille personnes à l’image du Dr Magdi Yacoub. Il a précisé que cette figure emblématique et ce modèle d’excellence devaient nous inciter à identifier les facteurs qui ont permis son succès et à les mettre en œuvre auprès de la jeunesse égyptienne.
Le président a également fait part de sa satisfaction à l’approche de l’inauguration de l’Université Kayan, ainsi que d’une autre nouvelle université qui sera implantée sur la route d’Aïn Sokhna et dont l’ouverture est prévue en mars 2027. Son nom n’a pas encore été arrêté.
Le président et le ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique ont par ailleurs indiqué que des travaux étaient en cours pour développer huit universités afin d’en faire des établissements de renommée mondiale, à tous les niveaux, qu’il s’agisse des infrastructures, de la qualité de l’enseignement ou de la transformation numérique. Le président a souligné que le pays connaîtrait des avancées considérables si des progrès significatifs étaient réalisés dans les secteurs de la santé et de l’éducation.
En ce qui concerne le système éducatif et dans le cadre de la coopération avec le ministère des Waqfs, le président a chargé le Premier ministre ainsi que les ministères de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, de la Santé et de la Population, de la Justice, des Waqfs et de l’Éducation et de l’Enseignement technique d’élaborer un cadre juridique fiable et reconnu, destiné à encourager et à promouvoir la constitution de waqfs consacrés à l’éducation, dans un cadre institutionnel rigoureux et réglementé.
En conclusion de son intervention, le président a insisté sur l’importance de maintenir le contact entre les responsables et les citoyens afin de leur expliquer les efforts déployés par l’État dans tous les domaines et de leur confirmer que, grâce à Dieu, le pays suit la bonne voie pour atteindre les objectifs escomptés.
Il a enfin souligné que le développement des pays nécessitait plusieurs dizaines d’années et exigeait un plan d’action, un suivi rigoureux, une volonté ferme, ainsi que la stabilité et la continuité.





