Le Nobel de littérature a sacré jeudi le romancier Abdulrazak Gurnah, né à Zanzibar mais en exil au Royaume-Uni depuis un demi-siècle, pour ses récits sur l’époque coloniale et post-coloniale en Afrique de l’Est et les tourments de réfugiés coincés entre deux mondes, rapporte l’AFP. Connu notamment pour ses romans “Paradise” (“Paradis”, 1994) et “By the sea” (“Près de la mer”, 2001), l’écrivain a été récompensé pour son récit “empathique et sans compromis des effets du colonialisme et du destin des réfugiés pris entre les cultures et les continents”, selon l’Académie suédoise qui décerne le prix.
Agé de 72 ans, il est le premier auteur africain à recevoir la plus prestigieuse des récompenses littéraires depuis 2003. “C’est une chose merveilleuse. Je suis absolument submergé (par les émotions) et très fier. C’était complètement inattendu”, a-t-il déclaré à l’AFP joint au téléphone, parlant d’un “immense honneur” et de sa “joie” de voir son travail ainsi récompensé.





