Saïd Al-Aïdi est un artiste au goût particulier qui sait faire renaître ou rejaillir dans ses tableaux tout ce qui est à 100% égyptien. Tout son art et ses outils donnent vie à la campagne égyptienne et à une authenticité que les Égyptiens reconnaissent bien dans ses œuvres.


Le Progrès Egyptien s’est entretenu avec Al-Aïdi autour de son art si particulier. « Je suis originaire de Ménoufiya. Mon rêve était de devenir artiste depuis mon enfance et j’ai travaillé de toutes mes forces pour le réaliser. Aujourd’hui, j’ai ma propre vision de l’art et j’ai pris part à diverses expositions artistiques. Pour moi, le chemin n’était pas pavé de roses, mais j’ai réussi à me faire mon propre style », a-t-il indiqué.
« Je suis aussi enseignant ; j’ai donc une double casquette : faire de l’art et l’enseigner. J’adore ma vocation. D’ailleurs, cette passion de l’art m’a toujours guidé. J’ai tenu plusieurs expositions collectives et individuelles à l’Opéra du Caire, à la Bibliothèque d’Al-Zawiya El-Hamra, à l’Organisme des Palais de la Culture à Ménoufiya. On m’a attribué plusieurs prix d’Appréciation et j’ai pu me faire une véritable renommée comme étant un artiste de l’art rupestre et pour mes dessins sur les papyrus.


C’est pourquoi, nombre de personnes me surnomment tantôt « l’artiste de la rue », tantôt « le roi du papyrus » a-t-il poursuivi. Quant aux caractéristiques de son art, Al-Aïdi suit l’école impressionniste moderne. Elle lui donne les ailes qu’il lui faut pour incarner ses racines : la campagne égyptienne. A cet égard, il reconnaît : « Mes sources d’inspiration sont la campagne égyptienne, la nature de notre beau pays, et la grandeur de l’art pharaonique ».


En bref, Al-Aïdi cherche à faire renaître à travers ses tableaux toute l’authenticité et la particularité de l’Egypte. C’est ce qui a conféré un attrait captivant à ses productions artistiques. Le spectateur se sent ensorcelé par cette Egypte chérie, incarnée dans ses toiles avec amour et passion. Notre artiste a évidemment un message qu’il souhaite véhiculer à travers son univers coloré et unique. « Je veux faire parvenir au monde entier l’authenticité et la singularité de l’art et l’histoire de l’Egypte ». Étant une partie de ses racines, l’Egypte est directement ou indirectement sa grande muse, son rêve, sa cible. Bref, elle est dans sa ligne de mire. Al-Aïdi – comme de nombreux artistes – souhaite que l’Etat soutienne davantage les jeunes talents pour la tenue d’expositions artistiques.


« Les jeunes artistes n’ont ni les moyens, ni les ressources pour organiser de pareilles expositions. Je souhaite qu’ils obtiennent plus d’appui moral, voire financier », a-t-il déploré et sollicité. Et de conclure : « Mon plus grand rêve c’est de voir l’Egypte un pays phare dans le domaine de l’art plastique. Nous avons une histoire héritée de nos ancêtres et des talents hors pair. Je crois que cela peut facilement se réaliser. Personnellement, je rêve de devenir l’un des plus grands plasticiens à l’échelle planétaire ».




