L’Ukraine a appelé samedi les Occidentaux à être “fermes” dans leurs négociations avec la Russie, accusée de préparer une invasion du pays, Washington maintenant la pression en annonçant l’envoi de soldats en Europe de l’Est, rapporte l’AFP. Le Premier ministre britannique Boris Johnson va quant à lui proposer la semaine prochaine à l’Otan un déploiement de troupes pour répondre à la montée de “l’hostilité russe” envers l’Ukraine. “J’ai donné l’ordre à nos forces armées de se préparer à déployer des troupes en Europe la semaine prochaine, de manière à être en mesure d’apporter un soutien terrestre, aérien et naval à nos alliés de l’Otan”, a souligné Boris Johnson. Les tensions sont au plus haut depuis fin 2021 autour de l’Ukraine, aux frontières desquelles Moscou a massé des dizaines de milliers de soldats. Si la Russie se défend de tout projet d’attaque, elle exige des garanties pour sa sécurité, dont le rejet d’une adhésion de Kiev à l’Otan. Cette demande clé a été rejetée par les Etats-Unis cette semaine dans une réponse écrite à Moscou. Mais la porte reste ouverte à des négociations, le Kremlin ayant dit vouloir prendre le temps d’analyser la réponse de Washington. Lors d’une conversation téléphonique avec son homologue français Jean-Yves Le Drian, le ministre ukrainien des Affaires étrangères Dmytro Kouleba a appelé samedi les Occidentaux à “être vigilants et fermes dans les contacts avec la Russie”, disant viser “un règlement politique et diplomatique” de la crise. Il a aussi appelé à “éviter les mesures susceptibles d’alimenter l’anxiété” et de “compromettre la stabilité financière” de cette ex-république soviétique, l’un des pays les plus pauvres d’Europe. Ces propos font écho à ceux du président ukrainien Volodymyr Zelensky, qui a exhorté vendredi à ne pas semer la “panique”, alors que plusieurs pays dont les Etats-Unis ont évacué les familles de leurs diplomates. Le président américain Joe Biden maintenait pour sa part la pression en annonçant l’envoi prochain d’un contingent de soldats en Europe de l’Est, une nouvelle qui ne manquera pas d’irriter Moscou, qui dénonce le renforcement de l’Alliance à ses frontières depuis vingt ans.





