Le Président russe Vladimir Poutine a dit mardi vouloir “continuer le travail en commun” avec les Occidentaux sur la sécurité européenne pour désamorcer la crise autour de l’Ukraine. “Nous sommes prêts à continuer le travail en commun. Nous sommes prêts à aller sur le chemin de la négo- ciation”, a-t-il déclaré à Moscou au cours d’une conférence de presse avec le Chancelier allemand Olaf Scholz. Il a cependant regretté une fois encore le rejet par les Occidentaux de ses principales exigences, déplorant ne pas avoir reçu “malheureusement de réponse constructive” à leur sujet. Ces revendications sont la fin de la politique d’élargissement de l’Alliance, l’engagement de ne pas déployer d’armes offensives à proximité du territoire russe et le retrait d’infrastructures de l’Otan sur les frontières de 1997, avant que l’organisation n’accueille d’ex-membres du bloc soviétique. L’OTAN a-t-elle promis à Moscou de ne jamais s’ouvrir à l’Ukraine ? Ou le contraire ? Le Président russe a d’ailleurs souligné qu’il ne renonçait pas à ces demandes et qu’elles feraient partie du “complexe” des pourparlers russo-occidentaux.
Repli des forces russes déployées à la frontière ukrainienne

Ukrainiens, Russes et Occidentaux marchent sur une ligne de crête
Alors que les tensions autour du conflit Ukraine-Russie n’ont cessé de s’intensifier en fin de semaine dernière, le ministère russe de la Défense vient d’annoncer le repli des forces russes déployées à la frontière, selon Le Figaro. Des forces russes déployées depuis des semaines près de la frontière ukrainienne ont commencé à retourner dans leurs garnisons, a annoncé hier mardi 15 février le ministère russe de la Défense, alors que les Occidentaux craignaient une opération militaire imminente. «Les unités des districts militaires du Sud et de l’Ouest qui ont achevé leurs tâches, ont déjà commencé à procéder au chargement sur les moyens de transports ferroviaires et routiers et commenceront à retourner vers leurs garnisons aujourd’hui», a annoncé le porte-parole du ministère, Igor Konachenkov, cité par les agences de presse russes. Cette annonce est le premier signe d’un recul de Moscou dans la crise avec les Occidentaux qui dure depuis fin 2021. La Russie avait massé depuis décembre plus de 100.000 soldats aux frontières de l’Ukraine, faisant craindre à Kiev une invasion imminente de ce pays. Moscou a toujours démenti toute velléité guerrière mais réclamait des garanties pour sa sécurité, telles que la promesse que l’Ukraine n’intégrera jamais l’Otan, ce que les Occidentaux ont refusé de faire.





