La proposition française de réformer les règles de l’accès au territoire européen et de faire évoluer la politique migratoire se heurte au rejet, de la part d’une bonne partie des Etats membres, d’un partage équitable du « fardeau » que représente l’accueil des migrants, analyse Le Monde, le 11 février 2022.
C’était un pari risqué : à l’aube de l’élection présidentielle, Emmanuel Macron avait indiqué que deux des priorités de la présidence française de l’Union européenne (PFUE) seraient de réformer l’espace sans passeport de Schengen et de progresser vers l’adoption d’un « pacte migratoire » européen. Deux thèmes distincts au départ, mais que l’actualité des dernières années et les tensions qu’elle a engendrées ont rendus inséparables : libre circulation et migration alimentent désormais les mêmes craintes. Les questions de l’accès au territoire et de la politique migratoire sont donc devenues indissociables.
Pilotage et « gouvernance politique » de Schengen, contrôles renforcés des frontières avec, comme corollaires, « une responsabilité et une solidarité » obligatoires entre les Vingt-Sept : l’ambition française est grande mais ne gomme pas les écueils.





