Accéder aux rangs des pays développés ne se limite pas à un dossier précis. Au contraire, depuis que le président Abdel-Fattah Al-Sissi est à la tête du pays, l’État a décidé de mettre tous les dossiers sur table afin d’en éliminer les obstacles pour atteindre l’objectif souhaité.
En tête de ces dossiers se trouve le dossier de l’eau et l’utilisation de l’eau de mer en créant les plus grandes usines de dessalement dans les gouvernorats frontaliers et les villes côtières qui souffrent généralement des problèmes d’approvisionnement en l’eau vu qu’ils sont très loin du Nil. Que ce soit par les voitures à eau ou la mise en place de nouveaux réseaux, cela avait des effets néfastes comme l’explosion des lignes et leur rupture entraînant un gaspillage d’eau.
De ce fait, les usines de dessalement des eaux de mer sont devenues une nécessité et, en 2050, toutes les villes de l’Egypte seront approvisionnées en eau potable.
Le coût de production par mètre carré dans les usines de dessalement peut atteindre 15 000 livres, et le coût d’installation d’une usine de dessalement est 4 fois supérieur à celui d’une usine de purification d’eau ordinaire. L’objectif de la mise en place d’usines de dessalement de l’eau est de rationaliser la consommation d’eau du Nil et d’économiser l’eau du Nil pour l’agriculture.
Le ministre des Logements, Dr Assem Al-Gazzar, a indiqué que 14 usines de dessalement d’eau de mer sont en cours de construction, d’une capacité totale de 476 mille m3/jour, pour un coût de 9,71 milliards de livres, dans les gouvernorats de Matrouh, de la Mer Rouge, du Nord Sinaï, du Sinaï Sud, du Port Saïd, de Dakahlia, de Suez et d’Alexandrie.
Ces usines seront achevées en juin 2022, s’ajoutant aux 76 usines de dessalement d’eau de mer déjà existantes, d’une capacité totale de 831,69 mille m3/jour, dans les gouvernorats du Sinaï Nord, du Sinaï Sud, de la Mer Rouge, de Matrouh, d’Ismaïlia et de Suez, portant le total des usines de dessalement à 90 usines avec une capacité totale de 1 307,69 millions de m3/ jour .
A cet égard, l’ingénieur Tariq Al-Rifai, sous-ministre du Logement, pour le secteur des services publics, a révélé dans des déclarations à la presse que le nombre des usines de dessalement à mettre en œuvre dans le cadre du plan d’urgence, est d’environ 21 usines, d’une capacité totale de 540 mille mètres cubes, pour un coût total de 10,6 milliards de livres, dans les gouvernorats de Matrouh, la mer Rouge, le nord du Sinaï, le sud du Sinaï, Kafr El-Sheikh et la mer Rouge.
Un financement initial de 4,3 milliards de livres a été fourni et il reste seulement 6,29 milliards de livres. A noter que dans le gouvernorat de la mer Rouge, la capacité nominale des usines de dessalement avant 2014 ne dépassait pas 14,6 mille mètres cubes par jour. Ainsi, 242 000 mètres cubes par jour ont été ajoutés après 2014, portant le total à 256 mille mètres cubes par jour.
Avant et après 2014
Dans le gouvernorat du nord du Sinaï, la capacité prévue des usines de dessalement était de 10,76 mille mètres cubes par jour ; 10 mille mètres ont été ajoutés, portant le total à 20,76. Pareil dans le gouvernorat du nord du Sinaï, la production totale des usines de dessalement avant 2014 était de 37 mille mètres cubes par jour, et 37 mille mètres cubes ont été ajoutés portant le total à 75 mille mètres cubes par jour. Il a souligné que le gouvernement, représenté par le ministère du Logement, des Services publics et des Communautés urbaines, a accordé une attention croissante au cours de la période écoulée à la maximisation de l’utilisation des ressources en eau disponibles et à la rationalisation de la consommation d’eau, dans le cadre des efforts déployés par l’État pour préserver l’eau potable comme l’élément de base le plus important de la vie.
Le plan comprend les éléments suivants : le fournissement des sources alternatives d’eau du Nil par le biais des usines de dessalement d’eau de mer et des usines d’eau souterraine, la réutilisation de l’eau traitée en élargissant la mise en place d’usines de traitement des eaux usées et en augmentant l’efficacité de certains centres de traitements et conversion au triple traitement en Haute Egypte, la réduction des pertes en eau potable dans tous les domaines .Il a déclaré que le ministère du Logement a adopté un plan ambitieux pour augmenter le nombre des usines de dessalement en Égypte, alors que 19 usines de dessalement d’eau de mer sont en cours de mise en œuvre, avec une capacité totale de 682 000 m3/jour, dans les gouvernorats – Nord-Sinaï, Sud-Sinaï, Mer Rouge, Matrouh, Port Saïd – pour un coût d’environ 9,4 milliards d’EGP, en plus de 16 usines de des-salement d’une capacité totale de 671 mille m3 par jour, et dont la mise en œuvre est prévue en 2022, pour un coût approximatif de 13,3 milliards EGP, en plus des 58 usines existantes d’une capacité de 440 000 m3 / jour, dans les gouvernorats du Sinaï Nord, du Sinaï Sud, de la Mer Rouge, de Matrouh et d’Ismaïlia, portant la capacité totale des usines de dessalement attendue jusqu’en 2022 à environ 1,7 million m3 par jour, représentant environ 6% de la consommation actuelle totale d’eau potable. Il expliqué que la mise en place d’usines de dessalement est liée à ce qui a été prévu pour faire face à l’augmentation de la population dans les villes côtières notamment méditerranéennes où l’expansion démographique doit être accompagnée par un approvisionnement en eau.
L’usine de dessalement d’Ain Sukhna, la plus grande usine en genre
Pour sa part, le général de division Sayed Al-Ashry, ancien chef de l’Autorité nationale pour l’eau potable et l’assainissement, a déclaré que l’usine de dessalement d’Ain Sukhna est censée être la plus grande usine de dessalement au monde car elle purifiera 164 000 mètres cubes par jour, au profit de la zone d’investissement et de la zone industrielle, au nord-ouest du Golfe de Suez.
Quant à la nouvelle usine d’El Alamein, qui a une capacité de production de 48 000 mètres cubes, a-t-il dit, c’est l’un des projets qui desservent une grande zone de population. Pompage de l’eau potable de la ville de Marsa Matrouh et de sa banlieue, surtout pendant les mois d’été, lorsque la ville reçoit plus de 5 millions de vacanciers.
L’usine de dessalement de Port-Saïd, la plus importante
L’usine de dessalement d’eau de mer à l’Est de PortSaïd est considérée comme l’un des projets les plus importants ajoutés à ce système géant, avec un coût de 3 milliards livres et une capacité de production dans un premier temps de 150 000 mètres cubes par jour, pour desservir les projets de développement et pour répondre aux besoins en eau potable de Port Saïd Est.
La deuxième phase vise 250 000 mètres cubes par jour, à condition que la période de mise en œuvre n’excède pas deux ans. En outre, un réseau sera intégré pour desservir les zones logistiques et les projets nationaux de développement, compte tenu de l’importance stratégique intégrée de la région. En ce qui concerne l’usine de dessalement d’Hurghada, a expliqué l’ancien chef de l’Autorité nationale pour l’eau potable et l’assainissement, le projet de dessalement d’eau potable à Hurghada vise à produire 80 000 mètres cubes par jour d’ici deux ans, et environ 2,5 millions de mètres cubes en 2037, selon les dernières technologies utilisées dans le monde.
Il a ajouté que l’eau dessalée peut être utilisée dans les zones reculées et les villages touristiques, mais également dans les serres agricoles en raison du manque d’eau en grande quantité. Il expliqué la production des usines de dessalement dans le Sud et le Nord du Sinaï est destinée à la population et aux villages touristiques, surtout que d’autres alternatives liées au forage de puits s’avèrent extrêmement coûteuses.

















