Après avoir fait entrer l’an dernier des femmes en uniforme dans sa police, l’Egypte annonce l’arrivée de la première femme conductrice dans ses trains. Une première pour briser les tabous et les mentalités stagnantes depuis de longues années, se moquant des capacités d’Eve. Tout commence par une simple annonce de la société française de gestion et d’exploitation de la troisième ligne du métro RATP, «Adly Mansour-Attaba», au sujet de postes vacants pour Eve, pour la première fois dans le métier de « direction du métro ». Ce qui a suscité un état d’admiration et d’appréciation de la part de nombreuses filles à travers les réseaux sociaux en qualifiant cette évolution de prise de conscience du principe d’égalité de compétence entre les femmes et les hommes dans le même domaine.

C’est, peut-être aussi un aveu officiel et mondial concernant la confiance en les capacités de la femme. Ce n’est peut-être pas la première fois que la femme entre un domaine qui était totalement consacré aux hommes, mais cette fois-ci, c’est une annonce mondiale. Oui, la femme serait prochainement conductrice du métro, un secteur encore très masculin. Une annonce qui a capté tous les regards, a surpris sur l’existence de postes vacants pour les filles pour travailler comme conductrices de métro, mais aussi sur le fait que d’autres emplois pour les femmes dans la troisième ligne du métro, y compris les postes de directrices de stations, seront fournis. L’entreprise internationale française a déclaré qu’il y aura des conditions que les filles devront remplir avant de postuler à un emploi de conducteur de train. Les intéressées devront d’abord recevoir une formation d’au moins 6 mois, et réussir aux tests finaux avant d’être immédiatement nommées .

Certains passagers peuvent ressentir de l’anxiété lorsqu’ils savent que la personne qui conduit la voiture de métro est une femme, mais en fait, les expériences de nombreux pays ont prouvé que les femmes sont plus engagées, plus prudentes, plus efficaces, plus compétentes et plus concentrées que les hommes. Ladite entreprise a également annoncé plusieurs avantages pour les nouvelles employées, notamment une période de formation rémunérée, une assurance maladie et sociale. Les candidates doivent être diplômées d’études techniques ou supérieures en électro- mécanique. Les candidates doivent être prêtes à travailler dans le Système de travail de 8 heures tous les jours pendant 6 jours par semaine, connaître la langue anglaise et avoir au moins 21 ans et pas plus de 40 ans. La technologie a beaucoup contribué à faciliter des carrières difficiles à imaginer pour les femmes. Parmi ces professions figure celle de «conductrice du métro » puisque celle-ci requiert une force physique. Au niveau mondial, de nombreux pays ont commencé à ouvrir la porte aux femmes dans ce domaine, comme la Russie, l’Inde, la Chine, la France… Nous allons découvrir leurs expériences dans les lignes qui suivent.
La Russie, une nouvelle victoire
L’approbation de l’Administration du métro de la capitale russe, Moscou, pour embaucher des femmes pour conduire les rames de métro, est une nouvelle victoire pour les femmes sur les restrictions et les interdictions auxquelles elles sont confrontées depuis des années. L’Administration du métro de Moscou a annoncé qu’elle employait des conductrices pour la première fois de son histoire moderne. La décision est intervenue après que des modifications ont été apportées aux lois russes qui empêchaient aux femmes d’exercer certaines professions.
Emploi de rêve en Suisse
En Suisse, être à la tête d’un train est un travail de rêve pour les femmes qui ne peuvent plus quitter leur siège une fois que le train a commencé à rouler. Une conductrice en Suisse déclare : « La situation ici est dif- férente de celle de l’avion où le pilote a plein de tâches à assumer.. “C’est une sensation indescriptible… de pouvoir conduire le train, de contrôler sa vitesse et sa puissance”, dit-elle.
En Chine, les filles conduisent “à grande vitesse”
Alors que le trajet annuel démarre pendant le festival du printemps chinois, certaines filles en costume bleu ont attiré l’attention des voyageurs. Ces filles sont la première promotion de femmes conductrices de trains à grande vitesse en Chine. Elles ont reçu une formation appro- fondie après avoir été employées dans un projet visant à former la première équipe féminine de conductri- ces de trains à grande vitesse lancée par la Chine en mai 2019.
Maroc… la 1ère femme conductrice de train dans le monde arabe
Elle s’appelle Saïda Abad, est âgée de 34 ans, fille de cheminot et fidèle à la tradi- tion familiale. Une tradition très particulière. Après avoir passé avec brio une série de tests, et remporté un concours qui l’opposait à trois rivales, Saïda Abad est entrée le 25 janvier dernier à l ’ Office national des chemins de fer marocains, non comme guichetière mais comme conduc- trice de locomotive. A ce titre, elle est la première conductrice du monde arabe et du continent africain. Elle assure les 120 km qui séparent la ville de Rabat et Casablanca, respectivement capitales politique et économique. Dans quatre ans, sauf incident, et après de nouveaux examens de grande vitesse, elle prendra les commandes de n’importe quelle loco moderne sur l’ensemble du réseau ferroviaire.




