Originaire de Tanta, il est venu au Caire pour rencontrer Moustafa Hussein. De longues années pendant lesquelles Al-Baridi a cherché sa place dans l’univers de la caricature. Quand il a éprouvé le désespoir, il a décidé de retourner à Tanta.
Mais, avant ce pas, il a décidé de tenter sa chance une dernière fois. Comme il adorait jouer avec les morceaux de tissus et des guignols faits en coton qui ressemblent aux poupées des filles dans les villages. Sa première exposition à Sakiet Al-Sawi a connu un véritable succès et tout le monde l’a encouragé.
Ce succès lui a permis de se découvrir à nouveau. Ainsi, a-t-il abandonné l’art de la caricature qu’il adore follement et a décidé de faire de l’art plastique. Les expositions se succèdent au point que Moustafa Hussein inaugure l’une d’entre elles et salue l’œuvre d’Al-Baridi. En ce jour, l’artiste laisse ses larmes couler. Ses sentiments étaient les suivants : la joie et la victoire.
A chaque exposition, une nouvelle vedette s’aligne sur Al-Baridi. Des noms à l’instar de Georges Al-Bahgouri, Ragaïe Wanis, Abdel Halim Al-Berguini, Gomaa Farahat, Tag, Salah Bissar, Magdi Naguib se sont tous fait la naître la culture du Mouled, En tout cas, l’artiste a donné l’impression à son public qu’il a transféré le Mouled de Tanta avec ses moindres détails à Héliopolis avec les maisons des villageois, le son des oies et des canards et l’ambiance campagnarde joviale. « J’ai l’impression que mes personnages ont adoré les filles voix de son art. Al-Baridi a également remporté plusieurs prix dont le Prix d’encouragement de l’Etat pour sa collection de pièces artistiques exposées à « La Grande Nuit » (en référence à la nuit du Mouled).
A la salle Odyssée à Héliopolis, l’artiste présente une exposition sous le thème « Le Mouled ». Sa main d’artiste a su faire de chaque élément une œuvre d’art confectionnée avec amour et passion. Le public d’Héliopolis a adoré ses guignols, même si la jeunesse semble mécond’Héliopolis et ont été séduits par la ville. Je crois être le premier artiste qui a transporté le Mouled à Héliopolis.
Ma grande joie est ma réussite d’autant plus que j’ai pu me trouver une place au sein de la ville », a-t-il dit. Bref, Ibrahim Al-Baridi, l’homme au A A W cœur d’or et à la gentillesse hors pair, a enfin réussi et le village et la ville se sont rencontrés dans une exposition inédite. L’exposition se poursuit jusqu’à la fin du mois de Ramadan.









