L’Union européenne a accuse la Russie de “chantage” au gaz après qu’elle eut fermé le robinet d’”or bleu” à la Pologne et à la Bulgarie. Moscou affirme avoir détruit “une grande quantité d’armes” fournies par les Occidentaux aux Ukrainiens.
Le Secrétaire général de l’ONU Antonio Guterres s’est rendu hier jeudi dans la banlieue de Kiev, à Boutcha, Irpin et Borodianka, théâtres d’exactions imputées à l’armée russe, tandis que Moscou poursuit son offensive dans l’est et le sud de l’Ukraine, rapporte l’AFP. De son côté, l’Union européenne a accusé mercredi la Russie de “chantage” après qu’elle eut cessé la fourniture de gaz à la Pologne et à la Bulgarie tandis que les Occidentaux poursuivent leurs efforts pour armer les Ukrainiens face à la Russie.
Le chef des Nations unies est arrivé en Ukraine en provenance de Moscou où il a plaidé auprès de Vladimir Poutine pour un cessezle-feu “dans les plus brefs délais”. Mais sur le terrain, les forces russes accentuent leur offensive, particulièrement dans la région de Kharkiv et de Donetsk, dans l’est du pays, a affirmé hier matin l’état-major des forces ukrainiennes. Kiev accuse les forces russes d’avoir commis des massacres à Boutcha, Irpin et Borodianka, après la découverte de dizaines de cadavres portant des vêtements civils dans ces localités occupées puis abandonnées par l’armée russe. Le 2 avril, à Boutcha, des journalistes de l’AFP ont découvert l’horreur : une rue jonchée de cadavres. Et l’ONU a documenté le “meurtre, y compris certains par exécution sommaire”, de 50 civils, après une mission dans la ville.Mercredi, les députés canadiens ont adopté une motion condamnant les “actes de génocide contre le peuple ukrainien” menés par la Russie et affirmant qu’il existe “des preuves claires et abondantes de crimes de guerre et de crimes contre l’humanité systématiques et massifs”. La GrandeBretagne a appelé mercredi les alliés de l’Ukraine à faire preuve de “courage” en augmentant leur aide militaire, arguant que la guerre en Ukraine était “notre guerre” et la victoire de Kiev un “impératif stratégique pour nous tous”. “Armes lourdes, chars, avions – creuser dans nos stocks, accélérer la production, nous devons faire tout ça”, a lancé mercredi soir dans un discours à Londres la cheffe de la diplomatie britannique Liz Truss.





