L’ambassadrice de Colombie en Égypte Anna Melina Muñoz de Gaviria et l’artiste de renommée mondiale Mohamed Abla ont inauguré l’exposition des rêves floraux à la salle Art Corner à Zamalek. Et ce au milieu d’une pléiade artistique distinguée. Son Excellence madame l’ambassadeur a exprimé sa joie et son bonheur d’avoir pris part à cette cérémonie d’inauguration dans cette atmosphère affectueuse entre les artistes exposants.
De son côté, Mohamed Abla a également exprimé son admiration pour les peintures, la façon de les présenter et l’harmonie entre la créativité des artistes et leur a souhaité davantage de réussite et de succès. Mais comment est-ce que l’artiste octogénaire Saeed Badawi, et l’artiste septuagénaire Kamal Gabr peignent-ils des rêves floraux? L’exposition est un message pour tous ceux qui ont perdu l’espoir, un rayon de lumière pour tous ceux qui ont arrêté de rêver. “L’an dernier, Saeed a vécu une expérience singulière et riche en noir et blanc où il a transformé ses caricatures en peintures plastiques. Ces dernières renferment à la fois la beauté du dessin et la création d’histoires.” Explique notre septuagénaire Il écrivait ses joyeuses mémoires sur le mur tout en créant des relations étonnantes entre le blanc et le noir. Une couleur dorée émane de son tableau pour lui donner une lumière spéciale et différente. L’artiste Kamal Gabr a participé à toutes les expositions collectives après son retour d’Arabie Saoudite, assoiffé d’art et de créativité. Il a eu l’opportunité de participer à une exposition bilatérale à la salle Art Corner à Zamalek. Et c’est lui qui nous a accordé cet entretien. Il explique qu’il a vécu pendant 20 ans loin du dessin et de la peinture lorsqu’il était en Arabie Saoudite. De retour en Egypte, il espérait avoir une place parmi les grands artistes. Beaucoup d’entre eux m’ont aidé avec amour et affection. Et c’est ainsi que la maison de Galal a été l’un des endroits les plus importants où j’ai participé à tous les ateliers d’art. “Je regarde les femmes qui se lèvent dès l’aube portant la bassine avec la balance et les légumes frais et leur petit déjeuner dedans… Puis elles s’assoient et attendent les clients pendant qu’elles vendent avec contentement et souhaitent à chaque acheteur bonheur et amour.” Explique l’artiste Je les regarde sourire et souhaiter bonne chance à tout le monde… Ces femmes sont les héroïnes de mes œuvres… Parfois, je souhaite être poète ou écrivain pour écrire l’histoire de chacune. J’ai participé à l’ouverture du musée du Prix Nobel de la littérature Naguib Mahfouz organisé par l’artiste Fawzi Morsi. J’ai dessiné un portrait de Mahfouz qui a été beaucoup admiré par le grandissime Youssef El Qaeed. J’ai alors pensé à l’offrir comme cadeau au musée. Madame l’ambassadeur Anna Melina Muñoz de Gaviria était là-bas et c’est elle qui a ouvert l’exposition. En inaugurant mon exposition, je lui ai offert un portrait en guise d’appréciation et de respect pour son rôle dans l’enrichissement du mouvement artistique et son amour pur pour les créateurs. “J’aime les artistes Waguih Yassa et Mohamed Abla. Je suis un amoureux du feu Mounir Fahim.
Parmi les anciens, j’aime particulièrement Gamal Kamel, Ahmed Sabry, Mohamed Sabry et Gamal Kotb. Ils ont été l’école dans laquelle j’ai appris à aimer l’art et je tiens à remercier le grand artiste Fathi Ali qui m’a beaucoup aidé à me rapprocher du cercle des créateurs. “Son riche dialogue a été l’une des raisons de mon évolution artistique rapide.
Chaque atelier d’art avec lui a été un chemin vers le succès. Je n’oublierai pas son dicton «Peignez ce que vous aimez, Kamal… mais ne mettez pas toute l’Egypte en une seule peinture ! Vous avez toute une vie devant vous» ajoute notre artiste. J’ai participé à une exposition collective sur Charlie Chaplin dans la maison de Galal, inaugurée par le grand artiste Waguih Yassa. Il a acheté une de mes œuvres, ce jourlà, j’ai senti que la chance me souriait.









