C’est le retour des panneaux d’affichage, et l’heure de mettre les bouchées doubles pour les candidats: la campagne officielle pour les élections législatives des 12 et 19 juin a démarré hier lundi, entre des macronistes qui tablent sur une victoire et des oppositions rangées derrière la bannière du pouvoir d’achat, selon l’AFP. Chacun jette ses forces dans la bataille: le leader de LFI JeanLuc Mélenchon sera en meeting mercredi à Paris avec l’alliance Nupes à gauche, et Marine Le Pen (RN) à Hénin-Beaumont (Pas-de-Calais) dimanche. Ils dérouleront leurs propositions face à la flambée des prix, devenue sujet de préoccupation numéro un. Alors qu’Emmanuel Macron est jusqu’alors plutôt en retrait, la Première ministre Elisabeth Borne s’est impliquée en cheffe de la majorité: hier lundi en fin de journée, elle était en visio avec tous les candidats Ensemble!, puis a eu une réunion de travail avec les principaux acteurs de la campagne.
Les trois blocs issus de la présidentielle d’avril se font face, mais avec des stratégies différentes: “attrape-tout” pour la majorité présidentielle, alliance Nupes à gauche, chacun pour soi à l’extrême droite. D’autres entendent troubler ce jeu, comme certains socialistes ulcérés par l’OPA de Jean-Luc Mélenchon sur cette Nouvelle union populaire écologique et sociale.
Les Républicains comptent de leur côté sur leur ancrage local pour conjurer un nouveau naufrage après celui de la présidentielle. Près de 6.300 candidats sont en lice pour 577 sièges, soit 20% de moins qu’en 2017, du fait notamment de l’accord à gauche. Le nombre des candidats est toujours supérieur à celui des candidates (55,8% contre 44,2%).
Le second tour dira si le nombre record de femmes élues députées en 2017 (39%) sera égalé ou non. Selon plusieurs sondages, la majorité présidentielle et la Nupes seraient au coude-à-coude en voix (2628%), devant le RN (21-23%), LR (9%-11%) et Reconquête! d’Eric Zemmour (5-6%).





