L’Etat a lancé en mai, la stratégie nationale multidimensionnelle sur les changements climatiques (Egypte 2050) correspondant à la gravité de la question et faisant office de feuille de route visant à concilier croissance durable et ressources naturelles, à améliorer les conditions de vie des citoyens et à lutter contre ce phénomène.
Cette stratégie s’articule autour de cinq objectifs: réaliser une croissance économique durable et un développement à faible émission dans divers secteurs, renforcer la capacité à s’adapter aux changements climatiques et à leurs conséquences néfastes, améliorer les infrastructures pour financer les activités climatiques, améliorer la gouvernance et la gestion de l’action climatique et renforcer la recherche scientifique et le transfert de la technologie en la matière.
Par Ingi Amr
La vision égyptienne est globale et s’étend aux efforts de développement et d’investissement dans le renouvelable, d’adaptation des recherches scientifiques à ce dossier, de réactivation des programmes de partenariat international pour unifier les efforts du monde afin de limiter les changements climatiques.
Le Centre d’information du Conseil des ministres a publié une infographie sur les efforts internationaux de l’Egypte pour parer aux changements climatiques, en intensifiant et en concertant les politiques écologiques, conformément aux objectifs du développement durable. Il importe ainsi de faire allusion au rapport du Service d’information du gouvernement (SIG) sur les efforts de l’Égypte pour lutter contre le phénomène de changement climatique via l’intensification et la coordination des politiques écologiques conformément aux objectifs du développement durable. Le rapport inclut les arrangements locaux et internationaux pour préparer un front unifié pour la lutte contre le changement climatique, notant que l’Égypte avait lancé en mai 2022 la stratégie nationale pour le changement climatique en Egypte 2050.
Le rapport jette la lumière sur la réalisation par la stratégie de cinq objectifs principaux: la croissance économique durable, le développement à faibles émissions, la capacité de s’adapter avec le changement climatique, l’amélioration de l’infrastructure pour le financement des activités climatiques, de la gouvernance et de la gestion du travail et le soutien de la recherche scientifique et du transfert de la technologie dans ce domaine.
L’Egypte a fixé une stratégie nationale claire pour faire face aux changements climatiques en s’engageant à présenter un plan afin de faire face aux effets du climat sur la santé du citoyen. Il importe ainsi de mentionner la formation du Conseil national pour affronter les changements climatiques en 2019, dans le but d’élaborer cette stratégie nationale, partant de la gravité de cette question pour les pays du monde.La stratégie a été élaborée partant de la nécessité de la lutte contre les changements climatiques. Elle aura pour but de protéger les plages, de s’appuyer sur des cultures qui supportent le froid et la chaleur extrêmes, d’élaborer la bonne gouvernance et de développer la recherche scientifique et les mécanismes de financement.
Le changement climatique en tête des priorités

L’Etat égyptien accorde un intérêt particulier à la question de changement climatique, et la place en tête de ses priorités, même avant le choix de l’Egypte pour accueillir la conférence sur le climat COP 27. Le gouvernement est bien conscient de la dangerosité des effets du changement climatique sur tous les aspects de la vie. Il importe ainsi de souligner la Stratégie nationale sur le changement climatique 2050 lancée par l’Egypte, qui est une stratégie globale et intégrée, affirmant l’engagement de l’Egypte envers les conventions internationales et la modernisation de ses contributions nationales.
L’Egypte a pris des mesures importantes avant la COP 27, dont la plus importante est la transformation de la ville de Charm El-Cheikh en une ville verte et respectueuse de l’environnement, via l’autofinancement du gouvernement et l’assistance technique du Programme des Nations Unies.
Eloges internationaux
Selon l’Agence internationale de l’Energie (AIE), l’Egypte a réalisé l’opportunité que représente le recours aux énergies renouvelables dans sa stratégie énergétique intégrée et durable 2035 et a réalisé un progrès notoire dans le développement de politiques organisationnelles efficaces pour leur utilisation, de même qu’elle a gagné de l’expérience dans l’exécution d’un grand nombre de projets, notamment liés à la production de l’électricité à partir des énergies solaire et éolienne. La BM a pour sa part valorisé la prise de mesures par l’Egypte pour accélérer la transition à un exemple de développement global plus durable et résilient et tenant compte de l’environnement, dans le but de promouvoir les conditions de vie des citoyens.
Coopérer avec l’Afrique en faveur du climat
L’Afrique est la partie du monde la plus affectée par les répercussions du changement climatique bien que le continent soit le moindre contributeur aux émissions.
Les pays africains affrontent des difficultés pour obtenir un financement afin de faire face aux retombées du changement climatique. Il existe en fait une coopération entre l’Egypte et les pays d’Afrique pour parvenir au développement durable, promouvoir une croissance économique inclusive, améliorer la gestion des ressources naturelles et protéger l’environnement à travers une économie verte conformément à l’Agenda 2063.
Passer des engagements aux actes
L’objectif principal de la conférence sur le climat COP 27, prévue en novembre prochain en Egypte, est de passer des engagements aux actes, avait déclaré la ministre de la Coopération internationale, Rania Al-Machat. “Le financement climatique à l’échelle mondiale reste bien inférieur par rapport à ce qui est nécessaire et demeure inégalement réparti (l’Afrique reçoit moins de 5,5 % des financements). Raison pour laquelle les solutions innovantes telles que l’élimination des risques et le financement mixte sont devenues plus importantes que jamais pour attirer des investissements en faveur d’un développement vert, durable, inclusif et flexible, notamment dans les pays en développement et les économies émergentes” a précisé la ministre.





