Chacun de nous se rappelle les histoires de sa grand-mère. Des histoires qui ont été héritées d’une génération à l’autre. Evidemment, chaque génération a ajouté sa propre sauce et a permis aux autres d’en goûter une nouvelle saveur. Les histoires de grand-mère cherchent à rappeler aux adultes ces doux moments passés à l’ombre des persiennes à écouter les histoires de nos aïeuls à l’âge de l’innocence.
Il était une fois un village très calme aux pieds d’une immense montagne. Là, il y avait un conseil de sages qui avait la charge de régler les conflits et d’y rétablir la paix. Ce conseil veillait à instaurer l’harmonie et la justice, ce qui réjouissait réellement les habitants. Bien sûr, il y avait ceux qui cherchaient à créer des litiges et des tensions, mais la majorité optait pour une vie calme et sereine.
Un jeune qui élit domicile dans ce village à décider d’abuser de cette règle et a mis en place tout un stratagème pour irriter son voisin et par conséquent le traîner devant ledit Conseil pour obtenir une grande indemnisation. Le Conseil des Sages a trouvé que tout rimait à merveille avec l’histoire du jeune voisin. Le Grand Sage a dit à ses confrères : la justice n’est jamais facile à rendre et il y a toujours des hésitations. Sans hésitation, c’est qu’il y a sans aucun doute quelque chose qui ne va du tout pas.
C’est alors qu’il a décidé d’interroger à nouveau les villageois. Et, le Grand Sage découvre que les témoins sont arrivés au dernier chapitre de la dispute. Or, nul n’a vu comment l’affaire s’est déclenchée. C’est alors qu’il a dit aux deux hommes : « il me paraît difficile de trancher cette affaire ». Toutes les preuves concernent la dernière partie de la dispute et les témoins n’ont vu que le dernier moment. Nul n’a été présent dès le début. « Tant que nul n’a vu la dispute dès le début, je ne pourrai en aucun cas décidé du responsable.

Dans ce cas, le Conseil des Sages a décidé de ne pas émettre un jugement ». Le voisin n’arrivait pas à croire ses yeux. Il avait tant déployé des efforts pour resserrer l’étau autour de sa proie. Il savait que sa proie n’était pas aimée des autres et les villageois étaient des témoins dociles faciles à convaincre. Mais rien n’avait réussi à convaincre le Conseil des Sages. Pourtant, il n’était pas sur le point de lâcher l’affaire. Il lui fallait par n’importe quel moyen trouver un témoin qui aurait pu voir quelques minutes auparavant et confirmer sa version des faits. Il devait s’emparer de la fortune de sa proie coûte que coûte. C’est là qu’il a eu une brillante idée : son propre fils de cinq ans avait assisté à la scène et il n’allait jamais témoigné contre lui. C’est ce qu’il a proposé au Conseil des Sages. « Dignitaires du Conseil, veuillez porter audition à mon enfant, il pourra témoigner d’une version très franche. C’est un enfant de cinq ans, donc, une âme pure », a-t-il dit.
L’idée paraissait peu convaincante pour le Conseil des Sages, mais toutefois, ils ont décidé de donner une dernière chance à cet homme par souci d’équité et de justice.
A suivre




