Le président Abdel Fattah Al-Sissi a reçu hier samedi les présidents des Cours et Conseils constitutionnels et Cours suprêmes d’Afrique participant à la cinquième réunion du Caire. C’était en présence du conseiller Saïd Mar’i Amr, président de la Haute Cour constitutionnelle, et du conseiller Dr Adel Omar Chérif, vice-président de la Haute Cour constitutionnelle, a-t-on appris du porte-parole de la Présidence, l’ambassadeur Bassam Radi sur sa page officielle Facebook.
Al-Sissi a souhaité la bienvenue aux présidents des Cours et Conseils constitutionnels et Cours suprêmes d’Afrique, soulignant la volonté de l’Egypte d’organiser périodiquement la conférence pour soutenir le rôle du pouvoir judiciaire dans les sociétés africaines. Et le Chef de l’Etat d’exprimer « une profonde appréciation pour le rôle important des Cours et Conseils constitutionnels et Cours suprêmes en Égypte et dans les divers pays africains », soulignant que l’étape actuelle exige que le système judiciaire africain joue un rôle influent dans la coordination entre les États africains en vue de construire un environnement législatif unifié et homogène, pour faire face aux défis internationaux auxquels est confronté le processus de formulation d’un avenir commun pour le continent.
Le président a également souligné que les efforts judiciaires sont devenus particulièrement importants à la lumière des défis traditionnels du développement, notamment le phénomène du terrorisme, ainsi que des défis de nature particulière auxquels sont confrontés les pays en développement, principalement les États africains, dans le monde post-coronavirus, notant qu’une stratégie judiciaire harmonieuse dans ce contexte établirait un consensus juridique qui contribuerait à améliorer le rôle des États et des sociétés africains pour faire face à ces défis, a rapporté le porte-parole présidentiel.
Le président a dialogué ouvertement avec les participants. Le dialogue a porté sur les sujets les plus importants sur la scène africaine, principalement la lutte contre le terrorisme en tant que nécessité fondamentale et menace pour la stabilité de tout État.
Dans ce contexte, Al-Sissi a souligné l’importance du rôle des institutions judiciaires vis-à-vis du phénomène du terrorisme, de l’idéologie extrémiste et de l’élaboration des cadres juridiques nécessaires pour y faire face, en tenant compte de l’impact dévastateur de ce fléau sur les capacités et les gains de l’État.
Le président a également exposé la vision de l’Égypte au cours des dernières années pour lutter contre ce défi du terrorisme, une vision qui repose non seulement sur le fait de le traiter sous ses aspects sécuritaire, intellectuel et religieux, et aussi de poursuivre en parallèle le processus de reconstruction des infrastructures et l’amélioration des conditions économiques. Et Al-Sissi de mettre l’accent sur le fait que l’Egypte a lutté contre le terrorisme en parallèle avec les efforts de développement global.





