





L’Egypte s’oriente vers une économie verte et une utilisation de technologies compatibles avec l’environnement dans tous ses projets nationaux de manière à atteindre les objectifs de la vision d’Egypte option 2030. Des efforts sont déployés pour accélérer la transition vers une économie verte et préparer la Conférence des Nations Unies sur le climat COP 27. Il importe ainsi de mentionner la Stratégie nationale sur le changement climatique option 2050 et les contributions déterminées au niveau national pour réduire les émissions.
Le Gouvernement en Egypte cherche à se concentrer sur des politiques et des stratégies nationales pour un passage à l’économie verte. Des plans sont actuellement élaborés pour la production d’hydrogène et la gestion des ressources en eau dans le cadre de ses efforts déployés sur la voie de l’économie verte. L’adaptation au changement climatique est dorénavant une priorité absolue pour l’Etat, en ce sens que la Vision Egypte 2030, lancée en 2016, comprend des objectifs clairs quant à la contribution des énergies renouvelables dans le mix énergétique et la réduction des émissions de carbone. Le financement de la transition vers l’économie verte est un défi. Les répercussions du changement climatique dictent la nécessité d’évoluer vers la finance verte avec des mécanismes aidant les pays en développement à maximiser les projets respectueux de l’environnement, à répondre aux besoins de développement et à jeter les bases d’un financement durable.
Hydrogène vert
L’Etat adopte des normes de durabilité environnementale pour porter à 50% la part des projets verts dans le plan d’investissement public de 20242025-, tout en coopérant avec le secteur privé afin d’adopter ces normes. L’Egypte est déterminée à accélérer la transition énergétique et à développer une économie parcimonieuse en ressources et à faibles émissions et neutre pour le climat.
Il faut encourager les investissements à grande échelle afin de satisfaire les exigences du pays en matière de développement durable, de réduire les émissions de gaz à effet de serre et de soutenir l’expansion des capacités de production d’énergies renouvelables et d’hydrogène à faible teneur en carbone.
Obligations vertes
L’Egypte a émis en septembre 2020 la première émission d’obligations vertes souveraines au Proche-Orient et en Afrique du Nord, d’une valeur de 750 millions de dollars. Ainsi l’Egypte est-elle devenue le premier émetteur souverain de la région du Proche-Orient et d’Afrique du Nord à lancer une obligation verte démontrant son leadership dans le développement de la finance durable dans la région. L’Egypte avait obtenu le premier financement vert en novembre 2021 d’un montant de 1,5 milliard de dollars auprès d’un groupe de banques commerciales internationales et régionales, avec une souscription ayant atteint des niveaux de demande élevés, avec un taux de couverture de plus de 3 fois.
Economie circulaire
Le but est de passer à une économie verte et circulaire, en garantissant l’intégrité de tous les écosystèmes et la protection de la biodiversité et la gestion durable des ressources à tous les niveaux, le cas échéant, y compris l’eau, est un élément essentiel pour parvenir à une croissance durable et neutre pour le climat. L’économie circulaire consiste à produire des biens et des services de manière durable en limitant la consommation et le gaspillage des ressources et la production des déchets. Il s’agit de passer d’une société du tout jetable à un modèle économique plus circulaire et de favoriser une transformation énergétique rapide, nous plaçant sur la voie d’une zéro émission mondiale nette d’ici le milieu du siècle en cours. Il s’agit également de renforcer les capacités d’adaptation au changement climatique et d’encourager les projets amis de l’environnement. Il est, par ailleurs, question de diversifier les sources d’énergie sur la voie vers une économie économe en ressources.
Il faut ainsi mettre l’accent sur les sources d’énergie renouvelables, l’hydrogène et les actions en matière d’efficacité énergétique, en s’appuyant sur le potentiel considérable de l’Égypte en matière d’expansion rentable de la production d’énergie renouvelable, de la production de carburants propres, en particulier de l’hydrogène.
Energie zéro émission
Depuis l’accord de Paris de 2015, les pays ont intensifié leurs efforts en la matière et nombre d’entre eux se sont engagés à atteindre, d’ici à 2050, la neutralité carbone. D’ailleurs, la richesse en sources d’énergie renouvelables offre à l’Égypte la possibilité de devenir un hub régional pour la production et l’exportation d’énergies renouvelables. Il s’agit d’un partenariat méditerranéen pour l’hydrogène vert, dans l’optique de promouvoir les investissements dans la croissance accélérée de la production d’électricité renouvelable; outre le renforcement et l’extension des réseaux électriques, y compris les interconnexions transméditerranéennes.
Il importe de mettre en place un processus de transformation vers un système d’énergie zéro carbone, dans lequel l’électricité et l’hydrogène renouvelables joueront un rôle clé. Il s’agira notamment de fournir un soutien et d’investir dans des technologies qui utilisent de manière compétitive ces sources d’énergie renouvelable et à faible intensité de carbone, ce qui nécessitera à son tour une offre et une demande stables, compétitives et fiables.





