Chacun de nous se rappelle les histoires de sa grand-mère. Des histoires héritées d’une génération à l’autre. Chaque génération y a évidemment ajouté sa propre sauce et a permis aux autres d’en goûter une nouvelle saveur. Les histoires de grand-mère cherchent à rappeler aux adultes ces doux moments passés à l’ombre des persiennes à écouter les histoires de nos aïeuls à l’âge de l’innocence.
Le coût de la fidélité (1)
Il était une fois une fois un petit village perché sur la montagne. Au fin fond du monde, le village n’était pas fréquenté par des étrangers, les hommes du village aimaient, quant à eux, s’aventuraient partout, découvrir de nouvelles contrées, de nouveaux horizons. Quand ils partaient, ils ne revenaient plus. Les femmes, esseulées, pleuraient alors leur sort. Que vontelles advenir sans leurs hommes ? Un sort triste les attendait : des nuits blanches sans chaleur humaine, des matins durs à travailler pour gagner des miettes.
Après des années de souffrance, les femmes du village ont de se réunir pour savoir comment régler ce problème et trouvait une solution. Elles sont allées à la rencontre de la vieille magicienne pour lui demander de l’aide. Devant leurs plaintes et leurs gémissements, la magicienne cède et leur révèle un secret : il s’agit d’une potion magique. « J’ai une potion magique », dit-elle. Les visages des femmes ont alors rayonné, tous les regards se dirigeaient vers elle : « Une potion », disent-elles en chœur. Elle a acquiescé d’un signe du visage et dit : « Oui, une potion magique qui n’est autre qu’un venin. Mais, il faut avoir le sang-froid pour l’utiliser ». Les femmes du village ne comprenaient rien à cette affaire, elles se demandaient bien des questions.
La magicienne a alors commencé à leur expliquer. Cette potion n’est autre qu’un venin qu’elles doivent donner à leurs hommes, à leur retour, ils auront l’antidote, mais s’ils ne reviennent pas pour plus d’un mois, ils finiront par souffrir de manière atroce, pas au point de mourir, mais au point de s’en souvenir. Et, la magicienne s’est mis d’accord qu’elle a jeté un sort aux hommes du village de ne pas pourvoir survivre pour plus d’un mois loin de leurs femmes. La rumeur commence à se propager dans le village, les hommes l’ont pris à la légère. Ils ont commencé à dire que les femmes ont perdu la tête et de même, la magicienne. Nul d’entre eux ne se dotait de leur stratagème.
Le soir, regroupés dans le café du village, ils ont commencé à rire à haute voix et à se moquer de l’affaire. Puis, un jeune homme, fraîchement marié, a décidé de faire l’expérience de s’éloigner du village et de sa femme pour plus d’un mois, assurant que cela ne va rien changer et qu’il sera toujours sain et sauf. Fin







