Sur une rive ensoleillée de la mer rouge, des milliers de mangroves s’épanouissent: l’Egypte tente de sauver ces petits écosystèmes pour préserver sa biodiversité et faire face au changement climatique. Sous les racines tentaculaires de palétuviers désormais âgés de quelques mois, petits poissons et larves de crustacés prospèrent. “C’est tout un écosystème: en plantant une mangrove, on ramène une vie marine, des crustacés et des oiseaux”, explique à l’AFP Sayed Khalifa, professeur d’agriculture.
Depuis 2017, il dirige ce projet de reforestation à Hamata, dans le sud, qui couvre six zones de mangrove sur les deux rives égyptiennes de la mer Rouge: sur le continent africain et dans la péninsule du Sinaï. Les palétuviers, arbres ultra-résilients, vont chaque jour “bien au-delà de leurs limites”, assure le programme de l’ONU pour l’Environnement (UNEP). Ils absorbent cinq fois plus de carbone que les forêts terrestres, filtrent la pollution de l’eau, protègent des températures extrêmes et forment une barrière naturelle contre la montée des eaux.





