Le coût de la fidélité (2)
Chacun de nous se rappelle les histoires de sa grand-mère. Des histoires héritées d’une génération à l’autre. Chaque génération y a évidemment ajouté sa propre sauce et a permis aux autres d’en goûter une nouvelle saveur. Les histoires de grand-mère cherchent à rappeler aux adultes ces doux moments passés à l’ombre des persiennes à écouter les histoires de nos aïeuls à l’âge de l’innocence.
Chacun de nous se rappelle les histoires de sa grand-mère. Des histoires qui ont été héritées d’une génération à l’autre. Evidemment, chaque génération a ajouté sa propre sauce et a permis aux autres d’en goûter une nouvelle saveur. Les histoires de grand-mère cherchent à rappeler aux adultes ces doux moments passés à l’ombre des persiennes à écouter les histoires de nos aïeuls à l’âge de l’innocence. Il était une fois un petit village perché sur la montagne.
Au fin fond du monde, le village n’était pas fréquenté par des étrangers, les hommes du village aimaient, quant à eux, s’aventurer partout, découvrir de nouvelles contrées, de nouveaux horizons. Quand ils partaient, ils ne revenaient plus. Les femmes, esseulées, pleuraient alors leur sort. De retour à la maison, il a annoncé à sa jeune épouse son intention de partir du village et il a ajouté sur un ton très arrogant « POUR LONGTEMPS ». Consciente du sort qui pouvait l’attendre, la jeune femme utilisa le venin, elle le mit dans le dîner. Le lendemain, son époux est parti à l’aventure, il s’est senti enfin libéré d’avoir pu quitter le village.
En effet, dans ce village, les hommes ne pouvaient faire un voyage à l’étranger que s’ils sont mariés. Avant cela, c’était hors question. Le jeune homme était donc fier de commencer son aventure, celle de découvrir le monde, de connaître d’autres lieux, d’autres femmes, sans se soucier de rien. Et, c’est vrai, il a découvert un monde qui l’éblouit au point qu’il a oublié sa famille, son épouse, son village, voire même la magie. Au 31ème jour de son départ, le jeune homme s’est réveillé fatigué. On aurait dit qu’il avait travaillé toute la nuit. Esquinté et fatigué, il a été surpris par des vertiges, puis, un mal de tête terrible l’a secoué. Il a pensé se reposer un peu, mais il ne s’améliora pas, il a commencé à vomir, les uns après les autres.
Les médecins de la grande ville où il était ont beau cherché à l’aider. En vain. C’est là qu’il s’est rappelé du tour de magie, du village, de son épouse et de sa famille. Il a payé tout ce qu’il avait gagné pour s’acheter une calèche et rentrer au village. De retour, il avait l’air affaibli et son visage était pâle. Son épouse l’a reçue avec tendresse et elle lui a préparé une bonne soupe dans laquelle elle n’a pas oublié d’ajouter l’antidote. Après la soupe, il s’est senti mieux et le lendemain, il était presque rétabli.
Les hommes du village avaient bien vu son exemple. C’est à partir de ce moment que les hommes ont appris à poursuivre leurs voyages, mais jamais trop longs. Jamais au-delà d’un mois. Et, les femmes du village se sont fait une grande réputation : « celle des femmes irremplaçables ».
Fin





