Les Etats-Unis tiennent à renforcer leur partenariat stratégique et leur coopération militaire avec les forces armées égyptiennes pour l’intérêt des deux pays, a affirmé vendredi le commandant du CENTCOM américain, le général Kenneth F. McKenzie, selon la MENA. Lors d’une interview exclusive à la chaîne d’information El-Nil vendredi, le général américain a salué le rôle de l’Egypte dans l’instauration d’un cessez-le-feu dans la récente guerre israélienne dans la bande de Gaza, une tâche qui constitue le prolongement de son rôle pionnier dans la région, motivé par le souci du Caire à répandre la stabilité totale dans le Moyen-Orient.
Concernant le dossier du Grand barrage de la Renaissance (GERD), McKenzie a indiqué que le comportement de l’Ethiopie “nous préoccupait beaucoup”. Nous sommes conscients de l’importance singulière du Nil pour l’Egypte, non seulement sur le plan culturel, mais aussi en matière de ressources hydriques et d’économie, a-t-il dit.
L’Egypte fait preuve d’une énorme retenue et cherche à trouver une solution diplomatique et politique au problème et a montré un véritable leadership sur cet échiquier, a-t-il noté, ajoutant que Washington œuvrait lui aussi en faveur d’un règlement convenable pour toutes les parties du conflit. Interrogé sur le rôle des Etats-Unis dans la lutte contre le terrorisme et sur leur retrait de l’Irak, de Syrie et d’Afghanistan, le général McKenzie a expliqué que son pays n’envisageait pas de se retirer complètement de l’Irak et qu’il s’y trouvait à la demande du gouvernement irakien, pour former les forces irakiennes et leur porter conseil. En Syrie, nous continuons à assurer un soutien logistique à nos partenaires les forces de “la Syrie démocratique” pour combattre le groupe terroriste Daesh qui est, comme Al-Qaïda, non seulement dans la région mais qui constitue un problème mondial.
Nous avons réussi à barrer les chaînes d’approvisionnement qui leur parviennent, ils sont désormais un groupuscule qui aura beaucoup de mal à planifier une opération terroriste à l’étranger, a-t-il repris. Quant à l’Afghanistan, les troupes américaines s’en retireront le 11 septembre prochain, a-t-il renchéri, soulignant que les forces américaines avaient les moyens militaire pour se protéger en cas de retrait et soutiendront les forces afghanes.





