« Pour la première fois, le financement des dégâts causés par le réchauffement climatique » sera au menu de la Conférence sur le climat qui réunit une centaine de chefs d’États à Charm El-Cheikh, titre la quasi-totalité de la presse internationale, à l’instar d’El Pais qui explique « que ce sont les pays les plus pauvres et qui polluent le moins qui sont les plus grandes victimes du réchauffement et veulent donc que ce Sommet serve à établir un mécanisme de compensation”, écrit Véronique Rigolet sur RFI. « C’est une réalité perverse », commente également le Guardian qui veut que « les pays qui ont le moins contribué aux gaz à effets de serre souffrent le plus », après une année catastrophique, note encore le quotidien britannique qui a vu « 37 millions de personnes souffrir de la faim et de la famine dans la corne de l’Afrique frappée par la sécheresse, et un tiers du Pakistan sous les eaux ». Et voilà qui va sans doute « empoisonner les discussions entre le Nord et le Sud » en Égypte, explique de son côté Le Soir. Comme le New York Times, le journal belge note « que la volonté politique des pays riches reste limitée.
Les États-Unis et l’Union Européenne craignent que ces compensations ne deviennent une responsabilité illimitée. » En clair, « qu’ils soient tenus pour seuls responsables des milliards de dollars de dommages liés à leurs émissions », souligne le Washington Post qui rappelle « que 80 % des émissions responsables du réchauffement de la planète proviennent des vingt plus grandes économies du monde. » « Frappés par les hausses des prix de l’énergie, en pleine guerre ukrainienne et cherchant à s’affranchir de leur dépendance aux énergies fossiles russes, les pays occidentaux songent avant tout à soutenir leur propre population et leurs entreprises », explique Le Soir.





