Dès le début de la mission du prophète, à lui bénédiction et salut, ses concitoyens ont mal accueilli sa religion bien que celle-ci, les ait invités à accomplir toute sorte de bien et à éviter tout mal car le prophète est envoyé comme le dit le Coran en vue de faire sortir les gens des ténèbres de l’incroyance et du polythéisme aux lumières de la foi et du monothéisme (croire à l’unicité d’Allah), rapporte l’observatoire d’Al-Azhar en langue française. A ce propos, Allah dit : « Alif, Lam, Ra. (Voici) un livre que nous avons fait descendre sur toi, afin que – par la permission de leur Seigneur – tu fasses sortir les gens des ténèbres vers la lumière, sur la voie du Tout Puissant, du Digne de louange », 5 S. Abraham, V.1) Les musulmans ont subi donc de l’oppression, de la torture et de la persécution à la Mecque par la puissante tribu de Quraysh. Ils n’étaient pas alors dans la mesure de faire face à de telles opérations, vu leur petit nombre et leur rang moins élevé au moins pour certains d’entre eux. Ayant porté plaine au prophète, à lui bénédiction et salut, ce dernier leur demandait de se faire patienter jusqu’à ce qu’Allah leur accorde une autre issue
L’idée même de l’émigration n’était pas neuve dans la vie des musulmans à la Mecque car le prophète, à lui bénédiction et salut, vu la situation délicate de ses compagnons, leur permis d’émigrer vers
l’Abyssinie (l’Ethiopie) car, leur dit –t-il, il y a un roi (Négus) auprès de qui personne ne sera lésé. Ce qui montre que le prophète était au courant des situations politiques dans les pays plus ou moins lointains hors de la péninsule arabe d’une part et qu’il inaugura ainsi les relations islamo-chrétiennes pour la première fois dans l’histoire de l’Islam. Le choix de l’Ethiopie était pertinent du fait que la suprématie des mecquois ne s’était pas étendue vers ce pays. Il serait donc un lieu sûr du refuge pour les musulmans. Raison pour laquelle il était la destination des musulmans persécutés deux fois et ils y restaient même jusqu’à la signature du Pacte de Hoydaybiah.
L’émigration vers Médine (déjà Yathrib) survint dans un contexte pareil où le prophète et les musulmans ne purent plus supporter la persécution. La Mecque devint un lieu menaçant et défavorable à la da’wa du prophète surtout après certains événements marquants dans la vie du prophète, à lui bénédiction et salut, à savoir: la mort de son principal protecteur, son oncle Abou Talib, celle de son fidèle épouse Khadijea qui le soutenait dans toutes les circonstances, le mauvais accueil du prophète à Ta’if et enfin l’attentat comploté et perpétré contre le prophète. Ces événements incitèrent le prophète d’abord à permettre à ses compagnons d’émigrer vers Médine individuellement les uns après les autres.





