Pendant des années, le problème des bidonvilles et des zones rurales était un véritable fléau sociétal qui menaçait le développement du pays ainsi que la sûreté et la sécurité des citoyens. L’Etat n’avait pas mis en place un vrai plan pour éradiquer ce calvaire. Depuis son arrivée au pouvoir, le Président Abdel Fattah Al-Sissi a mis en tête de ses priorités ce dossier épineux et délicat. Ainsi, se sont déployés les efforts pour éliminer ces problèmes. En 2019, le Chef de l’Etat a lancé une initiative très ambitieuse baptisée « Vie décente » qui a pour objectif de transformer totalement la campagne en lui donnant de nouvelles couleurs. Aujourd’hui, l’Egypte avance vers une république sans bidonvilles et ce projet demeure l’ancêtre d’une initiative plus large “Une vie décente”.
Le ministère du Plan et du Développement économique, en coopération avec le Programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD), avait lancé l’été dernier le premier round de consultations sur l’initiative proposée pour la présidence de la COP27 “Une vie décente pour une Afrique résiliente au changement climatique”, dans le cadre de la préparation de la Conférence des Parties à la Convention-cadre des Nations Unies sur les changements climatiques (COP27), a rapporté la MENA. L’Afrique est affectée par les changements climatiques et continuera à souffrir d’effets qui dépassent sa capacité d’adaptation et affectent la qualité de vie des habitants du continent, en particulier dans les zones rurales en raison de la hausse des températures, l’élévation du niveau de la mer, ainsi que les changements soudains des précipitations et les événements météorologiques extrêmes, a dit la ministre du Plan et du Développement économique, Hala Al-Saïd, dans une allocution prononcée en visioconférence.
Elle a souligné que ces défis successifs constituaient un risque important sur l’agriculture et la sécurité alimentaire, et pourraient conduire à un recul des gains de développement. Al-Saïd a rappelé l’une des meilleures réussites égyptiennes, qui est représentée dans l’initiative présidentielle “Vie décente” qui vise à améliorer la qualité de vie dans les villages, notant que l’initiative ciblait 58% des Égyptiens qui vivent dans 4 500 villages, pour un coût total de 800 mds LE. Elle a souligné l’inscription de l’initiative sur la plate-forme des Nations Unies pour les affaires économiques et sociales comme l’un des accélérateurs de la réalisation des objectifs de développement durable.
Lors de la COP27, l’Egypte a alors annoncé son intention d’élargir son initiative très réussie baptisée « Vie décente » à l’ensemble de la campagne africaine pour permettre le développement durable de l’Afrique entière.





